Le coucou de Michael Pezzetta

Jonathan Bernier
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Quand notre poste est en jeu, il faut saisir chaque occasion qui se présente pour se faire valoir. C’est un peu la situation dans laquelle se trouve Michael Pezzetta. Il a beau compter 175 matchs dans la LNH, il apparait comme étant l’attaquant qui sera le plus facile à tasser pour faire de la place à de jeunes recrues.
Malgré un temps de jeu limité à forces égales en raison des nombreuses punitions appelées de part et d’autre, Pezzetta a terminé la soirée avec deux buts, des présences à répétitions à court d’un homme et la première étoile. Une belle façon de rappeler qu’il est encore dans la course.
«Tu regardes les jeunes jouer depuis le début du camp et tu sais qu’ils s’en viennent. Ça m’oblige à être au sommet de ma forme a déclaré Pezzetta. J’avais hâte de jouer ce soir. Je voulais prouver ce que je sais faire. Comme je l’ai fait toute ma carrière.»
Quand le bon Mike est élu la première étoile du match [ce qu’il ne lui était jamais arrivé auparavant], c’est un indice du manque d’éclat de la rencontre.
«Ce n’était pas un match excitant», a reconnu Martin St-Louis.
Une soirée perdue?
D’ailleurs, si vous avez eu l’impression d’avoir perdu votre temps en regardant le match entre les Devils et le Canadien? En fait, si vous avez été assez fou pour le regarder jusqu’à la fin. Dites-vous que vous n’êtes possiblement pas les seuls.
Les dirigeants de l’équipe et son groupe d’entraîneurs ont sûrement le même sentiment. Et pas en raison du pointage. Après tout, le Canadien a blanchi ses adversaires deux fois en autant de jours.
Sauf que dans un match comme celui d’hier, c’est difficile de distribuer les étampes de M. Sourire et M. Baboune.
D’abord parce que les Devils se sont amenés au Centre Bell avec une formation plus que modeste. On était bien content de revoir Jake Allen et Johnathan Kovacevic, mais on n’aurait pas détesté voir à l’œuvre Jack Hughes, Nico Hischier, Jesper Bratt ou Dougie Hamilton. Ils n’y étaient pas. Ni un, ni l’autre.
Disons que la comparaison avec le travail de la formation déployée la veille aurait été plus facile.
Et ça n’aide pas les choses quand il faut avoir recours aux unités spéciales pendant près de la moitié du match.
«Ça devient difficile [pour l’évaluation] parce qu’il n’y a pas de rythme, a indiqué St-Louis. Les matchs préparatoires, surtout les deux ou trois premiers, ce serait tellement fun si on pouvait les jouer à cinq contre cinq au complet.»
Beck réplique à Kapanen
Ça ne permet pas à des joueurs un peu plus scientifiques comme Nick Suzuki, Cole Caufield ou Juraj Slafkovsky de prendre leur erre d’aller. Quand tu es en rodage, ça prend de la répétition.
Au moins, ils en ont obtenu sur l’attaque massive. Et ça n’a pas été concluant. Ils ont décoché 10 tirs au but sur huit supériorités numériques.
«On va travailler sur l’avantage numérique. On n’a pas travaillé là-dessus encore», a souligné St-Louis.
On a beaucoup plus remarqué ceux qui ont défendu le territoire de l’équipe à court d’un homme. Bravo à Samuel Montembeault qui a sauvé les fesses de ses coéquipiers à quelques occasions. Il a été parfait sur 11 tirs.
À l’image d’Oliver Kapanen, lundi soir, Owen Beck a marqué des points. Sur la feuille de pointage, tout comme William Trudeau, complice des deux premiers buts du Canadien, et dans le calepin des décideurs.
En plus d’être efficace en désavantage numérique, il a obtenu trois des tirs les plus dangereux de l’équipe. Trois lancers décochés depuis le milieu de l’enclave.