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Le contrat de Juraj Slafkovsky, pourquoi se presser?

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Félix Séguin, TVA Sports

Félix Séguin, TVA Sports

2024-03-29T04:00:00Z

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Quelle est la bonne stratégie avec le prochain contrat de Juraj Slafkovsky?

L’été prochain, le Slovaque pourra accepter une prolongation de contrat. Il n’y a aucun doute, son agent et lui ont des arguments pour demander une entente de 8 ans. Slafkovsky a un potentiel unique. Comme vous, j’apprécie sa progression. C’est rafraîchissant et encourageant.

Cependant, il y a une partie de moi qui espère que la haute direction du CH soit patiente et méticuleuse dans ce dossier. Doit-on immédiatement lui donner une montagne d’argent? Personnellement, j’aimerais attendre que Slafkovsky nous confirme, avec son jeu l’an prochain et la saison suivante, que sa progression se maintient.

Je trouve que l’échantillon est trop petit. L’an passé, c’était une année d’adaptation et il a été blessé. Cette année, jusqu’à la mi-novembre, on se demandait s’il n’était pas mieux pour lui d’aller jouer à Laval. Est-ce que c’est assez de temps pour déterminer s’il mérite tout de suite un contrat de 8 ans? La question est légitime, car c’est un risque.

Et ceux qui vont dire: «Nick Suzuki et Cole Caufield n’ont pas eu de contrat de transition». Vous avez raison. Cependant, Suzuki et Caufield avaient tous les deux 22 ans. Dans le cas de Caufield, il faut encore attendre pour savoir s’il sera à la hauteur de ses 7,8 millions de dollars annuellement.

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Slafkovsky, lui, aura 20 ans ce samedi. Pourquoi ne pas lui proposer un contrat de 2 ans à six ou sept millions par année ? Le CH se donnerait du temps pour connaître la véritable valeur de Slafkovsky et ainsi avoir la certitude que 8 ans de contrat est un bon investissement.

Je me suis amusé à comparer Slafkovsky avec d’autres premiers choix. J’ai regardé les cinq joueurs sélectionnés au premier rang avant Slafkovsky et je suis allé voir quel genre de contrat ils avaient obtenu après leurs trois premières années dans la LNH.

Owen Power (1er choix 2021) et Jack Hughes (1er choix 2019) ont obtenu le gros lot dès leur deuxième contrat. Cependant, Alexis Lafrenière (1er choix 2020), Rasmus Dahlin (1er choix 2018) et Nico Hischier (1er choix 2017) ont accepté des contrats de transition. Dahlin et Hischier ont par la suite obtenu des ententes lucratives.

Il n’y a rien qui oblige les Canadiens à donner 8 ans de contrat sur-le-champ à Slafkovsky. S’il continue ainsi, il l’obtiendra. Attendre deux ans de plus avant de lui donner 8 ans, je crois qu’il n’y aura pas une énorme différence sur la valeur totale du contrat.

Je demeure convaincu que les Sénateurs ont commis une erreur en donnant trop de contrats à long terme à leurs jeunes joueurs. Brady Tkachuk (7 ans), Tim Stutzle (8 ans), Drake Batherson (6 ans), Thomas Chabot (8 ans), Jake Sanderson (8 ans) et Josh Norris (8 ans) ont tous passé à la banque à leur deuxième entente. Selon moi, tout est arrivé trop vite et trop facilement.

Kent Hughes pourrait se retrouver dans une position semblable avec ses nombreux jeunes joueurs qui poussent au sein de son organisation. Très prochainement, ces jeunes vont aussi demander des ententes à long terme. Pensez à Kaiden Guhle qui va se retrouver dans la même position que Slafkovsky cet été.

Kent Hughes est en train de bâtir une culture et une structure organisationnelle. Ailleurs dans la ligue, plusieurs équipes préfèrent donner un contrat modeste avant de délier les cordons de la bourse à leurs jeunes joueurs.

Est-ce que Kent Hughes ira dans cette direction avec Slafkovsky? Je le souhaite.

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