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Le conte de fées de Thomas Fafard s'arrête en finale olympique du 5000m

AFP
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-08-10T20:46:24Z

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PARIS Parmi les cinq coureurs de tête au cours des cinq premiers tours avant de glisser dans le milieu du peloton au 7e tour, Thomas Fafard a été impliqué dans un accrochage qui l’a complètement sorti de sa course.

La jambe droite en sang après avoir été atteint par les pointes d’un adversaire et la cheville qui gonflait à vue d’œil au moment de son entretien avec les journalistes québécois dans la zone mixte, Fafard a été largué et il a finalement terminé au dernier rang du 5000m avec un temps de 13 min 49 s 69.

«J’ai trébuché et je me suis viré la cheville, a-t-il expliqué. L’incident n’a pas affecté vraiment ma performance, mais ça m’a sorti complètement mentalement de la course. J’ai perdu pied et et il a fallu que je récupère pour ne pas tomber. C’est à partir de ce moment là que j’ai commencé à être en difficulté. C’est devenu une course extrêmement rapide et je n’avais plus rien pour pousser.»

«Avec des coureurs de cette qualité dans une finale olympique dès que tu es un peu en difficultés, tu es mort, de poursuivre Fafard. Le niveau est tellement fort que si tu n’es pas à ton 100 pour cent, il n’y a rien à faire.»

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L'adrénaline le pousse devant

Fafard n’avait pas prévu amorcer la course aussi fort. «C’est sur le coup de l’adrénaline que je me suis retrouvé parmi les meneurs, a-t-il souligné. Je me sentais bien et le rythme de course n’était pas trop rapide. Je n’ai pas laissé trop d’énergie.»

C’est plutôt le négatif qui a embarqué après l'accrochage. «De me retrouver au dernier rang, c’est certain que ça fait suer pas mal. Le négatif va se maintenir pour 24 heures parce que la course a été une catastrophe, mais je vais être en mesure de voir l’ensemble dans les prochains jours.»

«Grosse victoire en soi»

Rien, mais absolument rien n’aurait laissé croire que Fafard se qualifierait pour les Jeux olympiques il y a six mois à peine. Dans ce contexte, son résultat doit être mis en perspective.

«Ce n’est pas exactement le scénario que j’avais imaginé pour la finale olympique, mais c’est une grosse victoire en soi d’être sur la ligne de départ de la finale, a-t-il résumé. Je vais apprendre de cette expérience et revenir plus fort pour la suite.»

Le coureur de 25 ans de Repentigny assure qu’il n’a pas été intimidé par les gros noms qui l’entouraient. «Je n’ai pas été affecté mentalement. Dans la chambre d’appel, c’est «hot» de voir des gars comme Jakob Ingerbrightsen et Hagos Gebrhiwet, mais ce sont des humains comme moi et je n’ai pas été intimidé du tout. Si on se laisse trop déranger par nos adversaires, on part avec une prise contre nous et je n’ai pas vraiment ce luxe.»

En tête pendant pratiquement toute la course, les Éthiopiens Hagos Gebrhiwet et Biniam Mehary ont eu toute une surprise quand le Norvégien Jakob Ingebrightsen les a dépassés avec 300 mètres à franchir pour filer avec la victoire avec un temps de 13 min 13 s 66. Le Kenyan Ronald Kwemoi et l’Américain Grant Fischer ont complété le podium.

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