Le classement des 15 meilleurs espoirs du Canadien


Vincent Duquette
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Il y a longtemps que le Canadien n’avait pas compté sur un bassin d’espoirs avec autant de talent à toutes les positions et autant de profondeur.
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L’état-major du Tricolore a repêché souvent et très haut dans les dernières années, ce qui leur a permis de sélectionner des joueurs avec un potentiel très élevé et de frapper quelques coups de circuit un peu plus loin. Plus tu as de dards en jeu, plus tu as de chance de frapper dans le mile, selon le dicton.
Dans le bassin d’espoirs du CH, on retrouve un peu de tout. Des attaquants au potentiel offensif indéniable, des joueurs de centre fiables qui possèdent déjà des qualités recherchées pour évoluer dans la LNH, des défenseurs mobiles qui aiment se porter à l’attaque, des défenseurs plus stables et matures dans leur zone et des gardiens avec le potentiel pour obtenir le poste de numéro un.
Ces espoirs ont été classés dans le top 15 ci-dessous.
1) Ivan Demidov, AD

Il ne devrait pas y avoir de controverse au sujet de la place de Demidov au premier rang. Le premier choix de l’équipe au dernier repêchage possède un talent rare que l’on voit seulement chez les grandes vedettes de la LNH. Il est agile, électrisant et possède des mains ultrarapides en plus d’avoir une vision du jeu exceptionnelle.
Le Canadien n’a pas eu un espoir de sa trempe depuis très, très longtemps.
2) Lane Hutson, D

Hutson devant Reinbacher? Il est un joueur un peu plus à risque, mais son talent est trop difficile à ignorer. Le petit défenseur, qui a l’air d’avoir eu 13 ans cette année, est un joueur unique.
Malgré sa petite stature et son coup de patin qui n’est pas explosif, il est capable de se défaire aisément de ses couvreurs avec des feintes de la tête et des épaules qui nous rappellent les porteurs de ballon au football. Dans son territoire, il ne gagnera pas beaucoup de bataille au corps à corps, mais se débrouille très bien en récupération de rondelle grâce à son sens du jeu et son bâton toujours en mouvement pour bloquer les lignes de passe.
Je vous le dis, un joueur unique.
3) David Reinbacher, D

Certains ont trouvé que sa progression avait quelque peu stagné la saison dernière par rapport à son année de repêchage et ce n’est pas tout faux. Il a été blessé en début d’année et évoluait avec l’une des pires formations de toute la NL en Suisse.
Lorsqu’il est arrivé à Laval, on a mieux compris à qui l’on avait affaire. Il a très bien paru dans les 11 matchs qu’il a disputés et s’est ajusté rapidement à la petite surface de jeu.
Sa mobilité, ses passes précises et son calme avec la rondelle, emballés dans un gabarit de 6 pi 2 po et 194 lb, sautent aux yeux. C’est exactement le type de joueur à qui tu confies les missions les plus difficiles et qui ne bronche pas.
4) Logan Mailloux, D

Mailloux a un peu surpris (de la bonne manière) tout le monde à sa première saison chez les professionnels avec le Rocket de Laval. Après avoir raté beaucoup de matchs durant son parcours junior, il se joignait au club-école du CH avec très peu de millage en arrière de la cravate.
Et pourtant, rien n’y a paru. Excepté quelques petits accros dans ses couvertures défensives, ce qui est normal pour un joueur de 20 ans qui arrive chez les pros, Mailloux s’est grandement démarqué par son jeu. Son tir de la pointe est une arme redoutable qu’il devra continuer d’utiliser à souhait et il bouge très bien sur la glace pour un patineur de 6 pi 3 po et 212 lb.
Il ne serait pas surprenant de le voir commencer la saison à Montréal s’il connaît un bon camp d’entraînement.
5) Joshua Roy, AD

Roy est un autre joueur qui a connu une très bonne première année chez les pros. Ses succès avec le Rocket de Laval lui ont même valu un long séjour à Montréal qui a duré 23 matchs avant qu’il ne tombe au combat en raison d’une blessure.
Si Roy performe au camp comme il l’a fait durant son audition avec le CH la saison dernière et continue d’avoir «de belles touches», comme dirait Martin St-Louis, il pourrait même se tailler une place au sein du deuxième trio de l’équipe à l’automne.
Le Beauceron est un joueur mystifiant. Il change le tempo de seconde en seconde en possession de la rondelle et il est très difficile à contrer.
6) Michael Hage, C

Le deuxième choix de premier tour du CH au dernier repêchage sera à surveiller à l’Université Michigan la saison prochaine.
C’est un joueur de centre avec du talent qui lui sort par les oreilles. Il possède des mains agiles qui lui permettent de battre les défenseurs adverses à un contre un. Son tir des poignets peut aussi faire des ravages puisqu’il change constamment l’angle de sa palette pour tromper les gardiens adverses.
S’il s’assure d’être plus constant de présence en présence, le CH pourrait avoir un futur joueur de centre du top 6 entre les mains.
7) Jacob Fowler, G

C’est quand même spécial d’avoir un gardien qui a le potentiel de devenir numéro dans la LNH au septième rang de cette liste. Ce n’est rien contre Fowler, qui jour après jour fait mentir ses détracteurs, mais plus en raison de la qualité des joueurs au sein du bassin d’espoirs du CH.
Quoi qu’il en soit, Fowler est l’un des meilleurs espoirs à sa position dans tout le circuit Bettman et c’est encore plus vrai dans les grands moments. Il a aidé son équipe à se rendre jusqu’en grande finale de la NCAA la saison dernière et a volé plusieurs matchs à lui seul.
Qui plus est, il possède un charisme qui charmera les partisans du CH et une personnalité qui devrait lui permettre de survivre à la pression qu’exerce le marché montréalais sur ses gardiens.
8) Owen Beck, C

Solide, solide, solide. Il n’y a pas de meilleurs mots pour décrire Owen Beck. Il est le prototype du joueur de centre qui fait tout bien sur la patinoire et qui te gagnera les mises au jeu les plus importantes durant une année.
Même si son potentiel offensif est plus limité, il possède tout de même l’un des meilleurs tirs des poignets parmi les espoirs du CH. Ce sera sa carte de visite principale lorsqu’il voudra s’imposer offensivement chez les pros dès cet automne.
9) Oliver Kapanen, C

On l’avait presque oublié, lui. Après un début de saison modeste, expliqué par son retour du service militaire obligatoire en Finlande complété juste avant la dernière campagne, Kapanen a pris son envol à partir du temps des Fêtes.
Il est passé du troisième au premier trio en quelques semaines et a terminé à égalité au premier rang des pointeurs de la Liiga lors des séries éliminatoires.
Il a par la suite inscrit six buts pour la Finlande au Championnat du monde en huit rencontres, une production somme toute inattendue de sa part.
Même s’il ne sera jamais reconnu pour ses montées à l’emporte-pièce et ses feintes étourdissantes, Kapanen est un joueur responsable et efficace qui peut être employé dans toutes les situations.
10) Adam Engström, D

Et si Engström se taillait un poste avec le CH dès cet automne? Est-ce vraiment possible? Si l’on observe sa progression fulgurante en Suède et la qualité de son jeu dans les trois zones, ce pourrait être un pari qui s’avérerait payant.
Après tout, seulement deux joueurs de moins de 21 ans ont inscrit plus de points que lui la saison dernière dans la SHL et les deux sont des attaquants.
Son entraîneur l’envoyait dans la mêlée dans toutes les occasions et il répondait présent chaque fois. Sa moyenne de temps de jeu par match (18 min 22 sec) le plaçait au cinquième rang de son équipe malgré son jeune âge.
11) Emil Heineman, AG

L’occasion sera belle pour Emil Heineman au prochain camp du CH. Il aura l’occasion de se tailler une place avec l’équipe s’il performe à la hauteur des attentes et de son talent. Mais il faudra avant tout qu’il demeure en santé.
Parce que lorsqu’il est au sommet de sa forme, c’est un patineur explosif qui possède un très bon tir et une bonne charpente. Trois qualités d’un joueur de la LNH.
12) Filip Mesar, AD

S’il y en a un pour qui la prochaine saison sera déterminante, c’est bien Mesar. Il a connu des hauts et des bas la saison dernière après avoir été rétrogradé dans l’OHL, mais a très bien paru au Championnat du monde junior.
Ce sera à lui de saisir sa chance avec le Rocket. Il devra utiliser ses forces pour se démarquer s’il veut s’établir au sein des deux premiers trios, c’est-à-dire son sens du jeu et sa rapidité d’exécution.
13) Bogdan Konyushkov, D

Bien qu’on ne le verra pas à Montréal avant longtemps, Konyushkov est l’un des arrières les plus en vue en Russie actuellement.
Âgé de 21 ans seulement, il a joué en moyenne plus de 23 minutes par match la saison dernière avec son club de la KHL, un temps qui a grimpé à 26 min 30 sec lors des séries éliminatoires.
Il pilotait également la première unité d’avantage numérique de son équipe.
14) Jakub Dobes, G

Dobes a traversé une période d’adaptation lors de son arrivée avec le Rocket de Laval et son jeu en a souffert. Il a toutefois énormément progressé au fur et à mesure que la saison progressait pour finir avec d’excellentes statistiques pour une recrue à sa position dans la Ligue américaine.
Même si son style est peu orthodoxe et pas aussi structuré qu’un Jacob Fowler, il bataille pour chacune des rondelles qu’il doit stopper et se déplace très rapidement devant son filet (parfois même trop ce qui fait en sorte de le déporter à l’extérieur de son demi-cercle).
15) Sean Farrell, AG

Sa première saison complète chez les pros ne s’est pas passée comme prévu pour Farrell qui a été ennuyé par des blessures une bonne partie de la deuxième moitié du calendrier. Néanmoins, il a su tirer son épingle du jeu lorsqu’il était à plein régime.
Avec 28 points en 47 matchs, il a démontré qu’il était en mesure de mettre des points au tableau au niveau de la Ligue américaine, surtout lors de situation d’avantage numérique où excelle.
Son coup de patin demeurera sa principale lacune s’il n’améliore pas cet aspect de son jeu. Avec un peu plus de fluidité, il pourrait être nettement plus efficace.
Le prochain sur la liste : Aatos Koivu, C
Il demeure un projet qui n’a encore pas joué beaucoup de matchs contre des hommes. Il est très habile comme son père, mais devra gagner en maturité physique et en expérience.
La carte cachée: Filip Eriksson, C
Il a connu une excellente saison dans la deuxième division suédoise avec plus d’un point par match. S’il connaît autant de succès dans la SHL la saison prochaine, il pourrait s’avérer l’un des vols de sa cuvée, ayant été choisi au sixième tour.