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Le clan Fleury a envahi le Centre Bell pour le match du Wild contre le Canadien

Ils étaient 80 membres de la famille et amis de Marc-André Fleury au match mardi soir

Guy Joyal (parrain), Nicolas Joyal (cousin), Béatrice (filleule) et Manon Cardin (tante) n’auraient manqué le passage de leur gardien favori à Montréal pour rien au monde.
Guy Joyal (parrain), Nicolas Joyal (cousin), Béatrice (filleule) et Manon Cardin (tante) n’auraient manqué le passage de leur gardien favori à Montréal pour rien au monde. Photo Dave Lévesque
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2023-10-18T01:03:02Z

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Ils étaient quelque 80 membres de la famille et amis de Marc-André Fleury à assister au match entre le Canadien et le Wild mardi soir. 

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Si jamais c’était le dernier tour de piste du gardien sorelois dans ses terres, il aura comblé les siens en étant généreux de ses billets.

«C’est le seul joueur du Wild qui a été applaudi alors c’est l’fun, mais il y a une certaine tristesse, une nostalgie parce qu’on se dit que ça va peut-être être son dernier match qu’on va voir à Montréal», a souligné sa cousine Lyne Simoneau.

«Ça fait quelque chose, ç’a passé trop vite ça n’a pas de bon sens. On ne dit pas que c’est fini, Marc-André est capable de rebondir», a ajouté sa marraine Manon Cardin.

On verra pour la fin

À 38 ans, 39 le mois prochain, Fleury est le doyen des gardiens de la LNH. Il ne sait pas encore s’il sera de retour la saison prochaine et ses proches n’y pensent pas trop.

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«Je viens pas mal chaque année, mais on aime mieux ne pas prendre de chance. Ce qu’il dit dans les médias est vrai, il n’a pas encore pris sa décision», a confié son cousin Nicolas qui a avoué que ça risquait d’être plus émotif en troisième période.

Et il a dû l'être quand la foule a scandé «Fleury! Fleury!» après un arrêt spectaculaire justement en troisième période.

Stéphane Ménard est un entraîneur de gardien avec qui Fleury travaille depuis qu’il a sept ans et il pense que son protégé en a encore dedans.

«C’est sûr que ça va finir, mais c’est un enfant d’école encore. Je crois qu’il aimerait arrêter en gagnant une Coupe Stanley.»

Gars de famille

On le sent rapidement en discutant avec quelques membres de sa famille, le clan est tissé serré et Fleury ne déroge pas à la tradition. Il devait d’ailleurs rencontrer tout le monde après le match.

«La famille Cardin est tissée serrée, on est nombreux aujourd’hui. C’est la famille avant tout et il a gardé ces valeurs-là», confirme son cousin Nicolas dont la fille Béatrice est la filleule de Marc-André.

Le père de Nicolas, Guy, en rajoute une couche en racontant une anecdote toute fraîche.

«Avant-hier, on était en réunion de famille et il est venu nous rejoindre pour fêter avec tout le monde.»

Et sa femme Manon y va de sa propre histoire au sujet de la famille qui est très proche.

«Au repêchage, on était une quinzaine de la famille à assister au repêchage à Nashville.»

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Un rêve

Marc-André Fleury dispute sa 20e saison dans la LNH. On parle ici d’une longue et fructueuse carrière ponctuée de trois conquêtes de la Coupe Stanley et d’une médaille d’or olympique.

Et tout est parti d’un rêve d’enfant qui faisait sourire la famille, comme le raconte sa tante Manon, la mère de Nicolas son cousin.

«Quand les gars étaient jeunes, ils avaient leur collection de cartes de hockey et, en regardant son gardien préféré, Marc-André disait qu’il jouerait dans la Ligue nationale. On riait et on les laissait rêver.»

Nicolas a pour sa part porté les couleurs du Drakkar de Baie-Comeau et des Tigres de Victoriaville.

Stéphane Ménard
Stéphane Ménard Photo Dave Lévesque

Du plaisir

Marc-André Fleury est reconnu pour son éternel sourire et peut-être qu’on peut remercier son entraîneur Stéphane Ménard pour ça.

«Je lui ai toujours dit d’être humble, de joueur au maximum, de ne jamais abandonner, et on le voit aller. Mais le plus important, c’est de s’amuser et c’est un problème que l’on a en ce moment au Québec, on a des robots, il faut avoir du plaisir.»

Et quel est le secret de sa longévité?

«Ça fait plusieurs années qu’on change son style d’année en année et il s’adapte. Encore ce soir, je le regarder aller et j’ai l’impression qu’il a 20 ans.

«Il prend soin de lui et le fait de ne pas jouer stressé, ça l’aide. C’est comme ça dans tous les métiers.»

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