Le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, courtise-t-il Dequoy?
Nicolas Lachance et Benoît Rioux
Partager
Le chef péquiste ne s’en cache pas: il aime l’intensité du footballeur Marc-Antoine Dequoy, principalement «sa capacité à rendre contagieux son amour du Québec».
Lundi, Paul St-Pierre Plamondon a eu une discussion avec lui, qui venait d’annoncer sa retraite du football professionnel et la fin de son lien d’emploi avec les Alouettes de Montréal.
«Je lui ai témoigné toute mon affection», a indiqué le chef péquiste, en assurant qu’il ne lui avait pas demandé s’il souhaitait devenir candidat pour le PQ en vue des prochaines élections.
Les questions des journalistes parlementaires à ce sujet ont toutefois fait rougir et sourire le chef du PQ.
St-Pierre Plamondon soutient que Marc-Antoine Dequoy a la personnalité pour faire de la politique, mais qu’il n’est pas certain que ce soit le plan du footballeur.
«J’en profite pour témoigner de mon admiration envers cet athlète, tant pour son intensité sur le terrain que pour sa capacité à rendre contagieux son amour du Québec. C’est quelque chose qui connecte directement avec ce que je pense que devrait être la politique», a déclaré Paul St‐Pierre Plamondon.
«Il y a des parallèles entre le sport et la politique. Je trouve que son authenticité, en termes d’efforts sur le terrain comme en termes de ce qu’il disait, fait de lui un des personnages sportifs les plus intéressants et les plus attachants.»
En 2023, à l’approche de la Coupe Grey, Dequoy avait lancé un cri du cœur pour dénoncer l’absence du français des affiches promotionnelles de la Ligue canadienne de football.
«Gardez-le, votre anglais!» avait-il notamment déclaré dans un discours émotif, à la suite de la victoire des Oiseaux montréalais.
Ce discours à saveur nationaliste a marqué l’imaginaire collectif.
Dequoy ferme la porte
Devant les journalistes sportifs, mardi, en marge de l’annonce de sa retraite, l’athlète a toutefois rapidement fermé la porte à une possible candidature pour un parti politique.
Il a répondu «non» sans hésiter lorsqu’on lui a demandé s’il avait de l’intérêt pour la politique. Dequoy a même fait preuve de sarcasme lorsqu’on l’a interrogé sur d’éventuelles discussions avec le Parti Québécois.
«C’est ça, je m’en vais prendre la place de PSPP», a-t-il d’abord ironisé.
«Pour vrai, j’apprécie vraiment ce que font les hommes et les femmes impliqués en politique, a répondu Dequoy sur un ton plus sérieux. Ce n’est pas facile et on a besoin de ces gens-là pour notre société. Mais pour moi, ce n’est pas dans mes plans. Dans le moment, c’est un non catégorique.»
Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?
Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.