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Le CH surpris par les pauvres Sharks: «Ça leur tentait pas de jouer de même avant!?»

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-01-12T05:57:43Z

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Il n’y a aucun match facile dans la LNH. Au nombre de fois où Martin St-Louis l’a répété depuis son arrivée à la barre du Canadien, on a fini par l’assimiler. Est-ce que ses joueurs, eux, ont fini par le comprendre ?

C’est la question qu’on peut se poser après ce revers de 3 à 2 subi aux mains des minables Sharks de San Jose. Marc-Édouard Vlasic et ses coéquipiers se sont amenés à Montréal pris dans une séquence de 12 revers, dont le dernier était une volée de 7 à 1 subie mardi à Toronto.

Ces mêmes Sharks qui, avec seulement 10 victoires cette saison, sont en voie d’enregistrer l’une des pires campagnes des 30 dernières années.

« Quand tu affrontes une équipe qui traverse une aussi longue séquence de défaites, c’est un match piège, a convenu Samuel Montembeault, auteur de 32 arrêts dans ce revers. Au cours des deux premières périodes, ils ont travaillé plus fort que nous. »

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L’excuse du deuxième match en autant de soirs dans cette situation ne pouvait tenir. La troupe de St-Louis aurait dû se méfier.

Comment expliquer que face à une équipe qui avait déjà accordé 168 buts depuis le début de la saison, le premier trio fut pratiquement invisible? Comme ce fut d’ailleurs le cas la veille, à Philadelphie.

À part en troisième période où l’énergie du désespoir a embarqué. D’ailleurs, comment se fait-il qu’il ait fallu attendre que St-Louis retire Montembeault au profit d’un sixième attaquant avec un peu plus de cinq minutes à jouer pour voir le Canadien presser le pas?

Comme le dit souvent mon père, un homme de sagesse: « Ça leur tentait pas de jouer de même avant! »

Avant ces cinq minutes, où les Montréalais ont cogné à la porte à maintes reprises, c’est le quatrième trio, celui de Joel Armia, Mitchell Stephens et Mike Pezzetta qui a affiché le plus de hargne. Mentions spéciales également à Josh Anderson, qu’on a souvent vu grandement impliqué. 

Dommage que leur énergie n’ait pas été contagieuse plus tôt.

La mi-saison

D’ailleurs, sur les trois premiers buts des Sharks, les visiteurs ont eu le meilleur dans l’effort déployé en coin de patinoire. Dans le cas de Jayden Struble, fautif sur le premier but de la soirée, on peut parler de malchance puisque le disque a ricoché de façon étrange sur son bâton pour se retrouver directement dans l’enclave.

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Sur les deux autres, pas d’excuses possibles. Sur le second, Filip Zadina est facilement sorti du coin avec la rondelle, alors que sur le troisième, Mikael Granlund s’est promené à sa guise en territoire montréalais.

Avec ce revers, le Canadien franchit donc la mi-saison avec un dossier de 17-18-6. Avec 40 points, il est à sept points d’une place en séries. 

En raison de la tenue de l’équipe lors des deux derniers matchs, ç’aurait pu être mieux. On parle néanmoins d’une légère amélioration par rapport à l’an dernier. À pareille date, en 2023, le Tricolore montrait une fiche de 16-22-3. Ses 35 points le plaçaient à 13 d’une place en série.

Longue reconstruction

Les partisans du Canadien sont certainement retournés à la maison en fulminant et en maudissant leurs favoris. Toutefois, quand on parle de reconstruction, on peut se consoler.

À San Jose, ça va être long. Le réseau de filiales est pratiquement vide. Après Thomas Bordeleau et Will Smith, c’est mince. Les Sharks auront sans doute l’occasion d’ajouter Macklin Celebrini au prochain repêchage. Ce n’est quand même pas lui qui va virer San Jose à l’envers.

En attendant, le Canadien a permis à MacKenzie Blackwood de savourer son premier gain sur une patinoire adverse en 12 départs cette saison.

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