Le CH soufflé par le vent californien


Jonathan Bernier
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Le Canadien n’a pas battu les Kings depuis le 9 novembre 2019. Une disette de huit matchs. Pas plus qu’il n’a savouré la victoire à Los Angeles depuis le 5 mars 2019. On a rapidement compris que ces léthargies ne connaîtraient pas leur fin mercredi soir.
Il y avait à peine 90 secondes de jouées quand Vladislav Gavrikov a ouvert la marque. Les Kings avaient déjà mis à l’épreuve Jakub Dobes à huit reprises et obtenu trois occasions de marquer de qualité.
Le genre de tempête qui fait lever un abri Tempo mal fixé. Un début de match qui laissait présager ce revers de 6 à 3.
Le vent s’est calmé, mais le Canadien, probablement affaibli par cet éreintant voyage et ses deux matchs en autant de soirs, n’a jamais été en mesure de menacer le filet de Darcy Kuemper de façon soutenue.
Voilà ce qui explique pourquoi les trois buts des Montréalais ont été inscrits par des défenseurs : Mike Matheson, Alexandre Carrier et Logan Mailloux. D’ailleurs, deux d’entre eux peuvent être attribuables à des coups de chance.
Les chaises s’envolent
Néanmoins, les visiteurs sont demeurés à proximité des Kings. Pendant une bonne partie de la soirée, la troupe de Martin St-Louis n’était qu’à un lancer de niveler la marque.
Quelque part, c’est une résilience qu’il vaut la peine de souligner.
Même s’il y a une éternité que Phillip Danault et ses coéquipiers n’ont pas perdu un match en temps régulier lorsqu’ils mènent après deux périodes (maintenant 70-0-6), tous les espoirs étaient permis avec un mince retard de 2 à 1 après 40 minutes de jeu.
Malheureusement, tout comme en 1re période, les Montréalais ont vu leurs chaises de parterre partir au vent dans la première minute de jeu. Il n’y avait que 15 secondes d’écoulées lorsque Brandt Clarke a doublé l’avance des siens.
À partir de ce moment, les Kings n’avaient plus besoin d’être nerveux. En 28 présences devant le filet cette saison, Kuemper n’a accordé plus de trois buts qu’à deux occasions. Et ils n’ont perdu que trois matchs en temps réglementaire à domicile.
Sans même ouvrir la machine, attendant les revirements, les Kings ont tout de même dirigé 37 tirs au filet. Une chance qu’ils n’ont pas trop pesé sur le gaz.
Pas de tirs pour Laine
Cela dit, le Canadien aurait aidé sa cause s’il était parvenu à profiter ne serait-ce que de l’une de ses trois attaques massives. Ce fut le calme plat. À peine deux tirs au but.
Ce qui nous amène à Patrik Laine, qui n’a décoché aucun lancer. Ça fait cinq matchs consécutifs qu’il est limité à un tir ou moins.
Évoluant de nouveau en compagnie de Jake Evans et de Joel Armia, il a connu une autre sortie ordinaire. Avec lui sur la patinoire, le Tricolore a passé le plus clair de son temps dans son territoire. Une chance qu’il joue avec deux attaquants spécialistes du jeu défensif...
À forces égales, il a été le joueur le moins utilisé par Martin St-Louis (8 min 33 s). Ça ne s’améliore pas.
Gros week-end en vue
Le Canadien rentre donc à Montréal avec une seule victoire en trois affrontements. Il n’a remporté qu’un seul de ses sept derniers matchs. Il est toujours à cinq points de la dernière place donnant accès aux séries. Toutefois, il a perdu un rang puisque les Rangers ont vaincu les Bruins.
Le Tricolore disputera deux autres rencontres avant la pause de la Confrontation des 4 nations. Face aux Devils, samedi, et au Lightning, dimanche. Deux matchs contre des rivaux directs dans cette course aux séries dans l’Association de l’Est.
Deux revers et Kent Hughes pourra planter une pancarte « À vendre » devant les portes du vestiaire du Centre Bell.