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Le CH sauvé par les unités spéciales dans la victoire contre les Sabres

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-03-04T05:00:00Z

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Ça faisait seulement deux semaines que Martin St-Louis était à la barre du Canadien la dernière fois que l’équipe avait remporté cinq matchs. Il peut maintenant cocher cette case. 

Le Tricolore a vaincu les Sabres pour la deuxième fois en trois jours. Cette fois par la marque de 4 à 3, grâce à un but de Mike Matheson en prolongation.

Si, ce matin, le Canadien se trouve à un seul point de la dernière place donnant accès aux séries éliminatoires dans l’Association de l’Est, il peut remercier ses unités spéciales.

Cole Caufield (son 30e de la saison) et Juraj Slafkovsky ont secoué les cordages en supériorité numérique, alors que Nick Suzuki a fait de même à court d’un homme.

Soulignons au passage que le capitaine a récolté un but et trois passes et que Lane Hutson a connu une autre soirée de deux points.

Sinon, à forces égales, ça faisait dur. Face à une formation en perdition, qui ratera les séries éliminatoires pour un 14e printemps de suite, les Montréalais se sont fait bouffer. À elle seule, la statistique des chances de marquer à haut risque, à forces égales, donne le portrait de cette confrontation : 17 à 8 en faveur des Sabres.

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Près de 12 minutes sans tir

«On a peut-être un peu lever le pied », a reconnu Samuel Montembeault, de retour devant le filet, après avoir obtenu une soirée de congé à Buffalo.

S’il joue de cette façon lors du voyage de quatre matchs dans l’Ouest canadien et à Seattle, il ne rentrera pas à Montréal avec beaucoup de points supplémentaires au classement.

La situation fut perceptible surtout dans la deuxième moitié de la rencontre, lorsque les visiteurs ont décidé d’annuler leur abonnement au banc des punitions. À un certain moment, il s’est écoulé 11 min 44 s sans que James Reimer ne soit mis à l’épreuve.

Pendant ce temps, les Sabres avaient eu le temps de rétrécir l’écart à un but.

Montembeault a dû se signaler à quelques occasions. Rasmus Dahlin (6), Alex Tuch (5) et JJ Peterka (6) ont été particulièrement insistants. À eux trois, ils ont décoché près de la moitié des 36 tirs des visiteurs.

D’ailleurs, en regardant la formation des Sabres, on s’explique mal comment il se fait que cette équipe en arrache autant. Et ce, depuis tant d’années.

Aux trois noms mentionnés plus haut, on peut ajouter ceux d’Owen Power, de Bowen Byram, de Tage Thompson et de Dylan Cozens. Disons que ça fait un pas pire ensemble de départ.

Comme en 1985

Sauf que le niveau d’engagement ne semble pas toujours à son plus élevé, contrairement au niveau de frustration. Au premier tiers, les Sabres ont prêché par indiscipline. À l’instar de samedi, à Buffalo, ils ont essayé de provoquer en jouant aux gros bras après le sifflet.

C’est ce qui, en fin de compte, leur a coûté le match.

D’ailleurs, à certains moments, on se serait cru en plein cœur d’une confrontation de la division Adams du milieu des années 1980.

L’impression était encore plus grande avec l’hommage à KISS durant les entractes et la présence de Marc de Foy, vénérable collègue, à mes côtés. La chevelure argentée de ce dernier trahissait le fait qu’on était bel et bien en 2025 et que Jacques Cloutier n’était pas devant le filet des Sabres.

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