Le CH peut respirer (un peu) plus
Agence QMI
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Ce n’est pas nécessairement la manière de faire qui compte dans le sport professionnel et la sortie du Canadien face aux Blue Jackets de Columbus mercredi en fut une autre preuve. Même si ce ne fut pas le match le plus élégant de l’équipe, tous se sont bien contentés des deux points supplémentaires au classement.
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Au terme du triomphe de 4 à 3 en prolongation auquel il a largement contribué avec le but décisif, le capitaine Nick Suzuki gardait néanmoins la tête froide. Il fallait gagner, peu importe la manière, et pour ce faire, la recette était claire : éviter de se tirer dans le pied et respecter le plan de match.
«Dans l’ensemble, ce fut un match assez solide de notre part, a-t-il estimé devant les journalistes, bien conscient qu’il fallait gérer efficacement l’énergie collective en raison de la partie disputée la veille. Il n’y a rien eu de spécial. Nous avons travaillé fort et nous avons gardé les choses simples. On a eu les résultats en conséquence.»
«Je ne dis pas que c’était parfait, mais on s’est battu, a renchéri l’entraîneur-chef Martin St-Louis. On a écoulé les punitions et on a obtenu un but en avantage numérique. On a travaillé...»
Le pilote a souligné la force de caractère de sa troupe qui a dû voyager après son duel de mardi et qui aurait pu céder au découragement dans les derniers instants de la troisième période.
«C’était dur [d’échapper] l’avance qu’on avait. Et il fallait écouler la pénalité en fin de match. Mais si nous étions capables de le faire, j’avais un bon pressentiment», a-t-il dit.
«On a envoyé plus de rondelles vers le filet adverse et on était plus fatigant à affronter. Nous n’étions pas seulement en mode possession. Nous étions aussi en mode attaque et notre nombre de tirs tentés le montre. C’est ce que nous voulions faire.»
Scène inhabituelle
Ailleurs dans le vestiaire, Brendan Gallagher a expliqué rapidement pourquoi il a livré un combat à Zach Werenski, qui le dépasse de quelques pouces. Même s’il n’a pas eu le dessus contre le défenseur des Jackets, le vétéran ne regrette rien.
«Il y a une raison [pourquoi je ne me bats pas souvent], a-t-il lancé avec un sourire en coin. C’est la façon dont le match se déroule; parfois ça arrive. Tu règles ça et tu passes à autre chose.»
«Je ne pense pas que c’était pour réveiller tout le monde; nous jouions une bonne partie, a répondu St-Louis à ce sujet. Gally est un gars combatif et il ne se fera pas marcher sur les pieds. C’est ce qu’il a fait.»
Pour sa part, Primeau n’a pas été particulièrement étincelant, mais il a accompli le strict minimum, ce qui devrait lui permettre à tout le moins de gagner du temps. Son patron immédiat derrière le banc s’est dit satisfait de ce qu’il a vu en Ohio. Sur la corde raide en raison de ses récentes sorties peu convaincantes, il aura une autre occasion de montrer son savoir-faire, possiblement en fin de semaine quand le CH jouera samedi et dimanche chez les Rangers de New York et les Bruins de Boston respectivement.
«Ce n’était pas parfait, mais une victoire est une victoire. Surtout à l’étranger, elles sont difficiles à aller chercher. Ça fait du bien, a-t-il admis. C’est une belle victoire d’équipe.»