Le CH peut-il vraiment rétrograder Fowler?
Étienne Bouchard
Partager
L’échantillon est évidemment petit, mais il demeure plein de sens pour quantité d’observateurs et d’amateurs de hockey: Jacob Fowler a tous les attributs requis pour exceller longtemps dans la Ligue nationale et son talent saute aux yeux.
• À lire aussi: Des bâtons en aluminium, un habit en cuir brun et des congés obligatoires: voici nos cadeaux aux joueurs du Canadien
• À lire aussi: Le contrat de Pickford est confirmé
• À lire aussi: Une victoire pour le CH avant les Fêtes
Le plan du Canadien était relativement clair avant le début de la campagne. L’état-major mené par Jeff Gorton et Kent Hughes avait exprimé son intention de laisser le jeune Américain se développer toute la saison avec le Rocket de Laval, le club-école du Tricolore dans la Ligue américaine. Toutefois, les imprévus font partie de la vie en général et Fowler a été rappelé, entre autres à cause des ennuis des deux gardiens du CH. Et le principal concerné n’a pas raté sa première opportunité.
Après ses 26 arrêts réalisés mardi dans le gain de 6 à 2 aux dépens des Bruins à Boston, la recrue affiche des chiffres plutôt éloquents: trois victoires en cinq sorties, un taux d’efficacité de ,918 et une moyenne de buts alloués de 2,40. Le site moneypuck.com le montre aussi très bien: le numéro 32 du Tricolore présente des statistiques dignes... d’un numéro 1.
Parmi TOUS les gardiens ayant joué un minimum de 5 matchs
— Anthony Martineau (@Antho_Martineau) December 24, 2025
Jacob Fowler:
•1er pour les buts attendus sauvés par 60 minutes.
•2e pour le pourcentage d’arrêts sur les tirs à haut pourcentage de réussite avec ,923 (c’est immense).
JOYEUX NOËL!🎄🎅 pic.twitter.com/BxOKVnbqzB
Pendant ce temps, Jakub Dobes (moyenne de 2,90 et taux de ,894) tente de retrouver un peu de régularité, tandis que Samuel Montembeault (moyenne de 3,65 et taux de ,857) essaie de juste retrouver ses moyens.
Que faire?
La suite s’annonce intrigante mais déterminante pour l’avenir à court et à plus long terme du CH. Prônera-t-on la patience dans le cheminement de Fowler en le retournant à Laval? Ou voudra-t-on profiter de son rythme de croisière en l’utilisant plus souvent à Montréal, dans l’espoir de récolter de précieux points au classement? Et qu’adviendra-t-il de Montembeault qui pourrait rester avec le Rocket plus longtemps?
Si le Bleu-Blanc-Rouge décide bel et bien de ramener le Québécois dans son giron en prévision de son périple de cinq parties après la pause de Noël, et qu’il garde Fowler dans le gros club, l’entraîneur Martin St-Louis aura à gérer un ménage à trois. Vu l’insatisfaction qu’elle est susceptible de provoquer, la situation n’est jamais idéale.
En revanche, le CH pourrait justifier un tel choix par le calendrier contingenté qui se présentera à lui. D’ici la pause des Jeux olympiques, il disputera 20 rencontres, soit entre les 28 décembre et 4 février. Le tout comprend trois séquences de deux parties en autant de jours. Néanmoins, si l’un des membres du trio de cerbères en arrache, Hughes devra agir pour éviter de voir les siens perdre du terrain au classement.
Dans l’histoire récente, soit en 2023-2024, le Tricolore a fonctionné avec trois portiers. Montembeault, Cayden Primeau et Jake Allen formaient le trio en question jusqu’au moment où celui-ci a été échangé aux Devils du New Jersey. Si cela peut encourager les plus optimistes partisans du CH, la formation montréalaise a gagné la coupe Stanley au printemps 1986 avec Patrick Roy comme gardien numéro 1, et Doug Soetaert et Steve Penney comme substituts.