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Le CH... et St-Louis ont besoin d'aide

Photo portrait de Jean-Charles Lajoie

Jean-Charles Lajoie

2025-12-10T23:30:43Z

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Depuis le 11 novembre, le Canadien n’a remporté que deux maigres victoires à domicile, contre sept défaites. Devant leurs partisans, les favoris n’ont réussi à faire bondir la foule qu’à 20 reprises, plus un but en fusillade contre Winnipeg il y a une semaine. Pendant ce temps, les adversaires ont trouvé le fond du filet 42 fois face à la paire Samuel Montembeault-Jakub Dobes, qui peine à faire le travail, sauf lors de rares sorties cette saison. 

Sont-ils vraiment aussi mauvais qu’on le prétend ? Et si oui, comment expliquer qu’ils aient été nettement meilleurs il y a un an?

L’arrivée précipitée de Jacob Fowler, rappelé de Laval au moins dix mois trop tôt, pose aussi question. Mais Jeff Gorton et Kent Hughes avaient-ils le choix?

Pour la première fois depuis le début de leur mandat, les architectes de la reconstruction ont réagi avec émotion: trois rappels de Laval après une autre raclée. Un geste inédit, mais salutaire. Enfin, les dirigeants affichent leur mécontentement par une action concrète.

Est-ce que ça changera quelque chose? Peu probable. Mais en attendant qu’un ou deux vétérans débarquent pour botter des culs dans le vestiaire, le peuple s’accroche à l’espoir d’un sauveur devant le filet.

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Un système qui coule l’équipe 

On aurait aimé être dans la réunion entre Martin St-Louis, Hughes et Gorton après le match d’hier soir... et ce matin aussi. Ont-ils demandé des comptes au coach sur son système homme à homme? Dans le contexte actuel, c’est une catastrophe. À peine cinq équipes de la LNH jouent ce système, et encore, de façon sporadique. Pour la plus jeune équipe de la ligue, c’est intenable, surtout avec un calendrier infernal.

Il existe des façons de défendre en s’économisant: une zone hermétique serait la meilleure alternative pour ménager les joueurs et éviter que les gardiens aient l’air de vulgaires remplaçants. Ce que St-Louis exige de ses hommes, c’est comme envoyer des soldats au front chaque soir. Une défensive de zone? Ce serait plutôt comme assurer la sécurité en costard à l’entrée d’une tour à bureaux.

Le coach doit faire son examen de conscience. Parce qu’en ce moment, tout le monde a l’air fou sur la glace. Et personne n’a le courage de le challenger. Brendan Gallagher est à bout de souffle, Josh Anderson peine à structurer une pensée, et Mike Matheson ne tiendrait pas deux minutes dans une discussion avant de se ranger.

Un vestiaire sans voix forte 

Autrement dit, aucun joueur n’est prêt à entrer dans le bureau de Martin pour une vraie conversation. Les serviteurs de la grande messe se contentent de chanter en chœur les louanges dans la cathédrale du hockey, aux allures de country club pour millionnaires gâtés.

Tout n’est pas perdu: Adam Engstrom devrait rester à Montréal et jouer tous les soirs. Owen Beck, lui, retournera sans doute à Laval, laissant planer des doutes sur son réel potentiel. Quant à Fowler, si le coach ne réagit pas, il ne fera pas mieux que Montembeault et Dobes quand les adversaires auront étudié ses faiblesses.

Je persiste: il faut du vrai renfort. Pas des rappels de Laval ni des joueurs réclamés au ballottage. Un ou deux excellents vétérans, en mission pour sonner la fin de la récréation. Et accessoirement, Gorton et Hughes doivent faire la même chose avec leur très bon ami Martin.

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