Le CH espère développer un nouveau Rafaël Harvey-Pinard en Ontario


Kevin Dubé
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Il y a quatre ans à peine, Rafaël Harvey-Pinard était repêché en septième ronde par le Canadien et, même s’il connaissait une belle carrière junior, rien n’indiquait qu’il deviendrait un jour un régulier dans la LNH. Quatre ans plus tard, il est devenu un exemple dont se sert le personnel de développement du Tricolore avec ses espoirs.
C’est à tout le moins le cas pour le jeune Cédrick Guindon, un choix de quatrième tour du Tricolore en 2022 qui évolue pour l’Attack d'Owen Sound dans la Ligue de l’Ontario.
En début de saison, le CH a remis à l’attaquant de 19 ans une présentation web détaillant le jeune de numéro 49 de l’équipe.
«Ils m’ont remis un dossier contenant plein de détails sur le jeu d’Harvey-Pinard et du visuel de ce qu’ils voudraient voir dans mon jeu. Il y avait toutes sortes de clips dans différentes situations, que ce soit des replis défensifs, des tirs bloqués, des entrées de zone. Toutes les situations qui peuvent arriver dans un match de hockey.»

À force de visionner les séquences, le joueur de centre de 5 pi, 10 po et 180 lb n’a pu que reconnaître les similitudes entre son jeu et celui de «RHP».
«J’avais eu l’occasion de le regarder au camp d’entraînement et je voyais vraiment qu’il jouait de la même façon que moi. C’est un gars qui joue une bonne game, mais qui ne reçoit pas beaucoup de crédit. Chaque fois que je regarde les matchs du Canadien, je l’observe et il joue une game presque parfaite.»
Devenir un couteau suisse
En voulant qu’il prenne exemple sur Harvey-Pinard, le CH lançait en quelque sorte un message à Guindon: s’il veut avoir une carrière chez les professionnels, il devra s’assurer de pouvoir remplir n’importe quel rôle, et ce, même s’il a toujours été un joueur offensif dans les rangs inférieurs. Comme Harvey-Pinard.
«La direction à Montréal est très forte là-dessus et je suis parfaitement d’accord avec eux. La dernière chose que les équipes veulent, c’est un gars dans ma position, dont le but n’est que de faire des points. Ça n’arrivera jamais sans jouer un style complet et c’est ce sur quoi je travaille.»
Chose certaine, il semble sur la bonne voie. Lorsqu’on a demandé à l’entraîneur-chef Darren Rumble ce sur quoi Guindon devait travailler, il a marqué une longue pause.
«Je dirais peut-être sa finition en attaque, a-t-il finalement répondu. Il est intelligent sur la patinoire et responsable défensivement. S’il continue à bien faire ça, il lui resterait peut-être juste à améliorer ses chiffres offensifs, même s’ils ne sont pas décevants.»
On lui fait alors remarquer qu’il est plutôt rare qu’un entraîneur hésite autant avant de trouver ce sur quoi un joueur doit travailler. Un bon signe?
«Tout à fait, parce que c’est déjà un joueur très responsable.»

Pas avec ÉCJ
D'ailleurs, Guindon faisait partie des deux seuls espoirs du CH, avec Owen Beck, à avoir participé aux rencontres estivales du programme des moins de 20 ans de Hockey Canada. Il était donc dans les plans de l'organisation qui a toutefois décidé de prendre une autre direction en ne l'invitant pas parmi les 30 joueurs sélectionnés en vue du camp final d'Équipe Canada junior, qui a débuté dimanche soir.