Le CH, l'équipe canadienne la plus détestée aux États-Unis
Étienne Bouchard
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Le Canadien constitue la seule équipe située au nord de la frontière toujours en lice dans les séries de la Coupe Stanley et il semble que plusieurs Américains espèrent que sa quête se conclura par un échec.
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Le site spécialisé Rotowire a publié la semaine dernière les résultats d’un sondage maison sur les « non-préférences » des partisans de hockey des divers États du pays de l’Oncle Sam. Les conclusions tirées d’une démarche effectuée en 2026 n’ont rien de scientifique, mais elles témoignent à tout le moins d’un fait : le Tricolore n’est pas apprécié partout, surtout quand on s’approche de la ville de Boston. Plus précisément, il constitue la formation canadienne la plus détestée aux États-Unis, en termes de nombre d’États où elle représente l’équipe de la Ligue nationale (LNH) la plus honnie (avec cinq).
Sans trop de surprise, le Massachusetts - fief des Bruins -, le New Hampshire, le Vermont, le Maine et le Rhode Island sont identifiés comme lieux où le Bleu-Blanc-Rouge est le plus ciblé. Il faut cependant préciser ici qu’il s’agit d’États rapprochés géographiquement de Boston. La rivalité Canadien-Bruins semble ainsi toujours vivante, même si la dernière confrontation entre les deux organisations en éliminatoires remonte à 2014.
Ailleurs dans le circuit Bettman, ce sont les Golden Knights de Vegas qui comptent le plus d’États défavorables (11). Leur rival en finale de l’Association de l’Ouest, l’Avalanche du Colorado, suit avec huit. Parmi les autres concessions canadiennes, les Jets de Winnipeg sont les plus haïs dans quatre États, dont la Géorgie ; précisons que les Thrashers d’Atlanta ont déménagé au Manitoba après la campagne 2010-2011. Les Maple Leafs de Toronto n’ont pas de bonnes relations avec la Floride : leurs duels avec le Lightning de Tampa Bay et les Panthers dans les dernières années font d’eux l’équipe la moins appréciée de l’État.
Une méthodologie simpliste ?
D’après la méthodologie de Rotowire, « un groupe de partisans dominant dans chaque État » a été déterminé, selon la proximité des marchés de la LNH et de la portée de diffusion, entre autres. Par la suite, une sélection de l’équipe adverse la moins aimée fut effectuée à partir des rivalités intrasection, mais aussi les séries disputées entre 2020 et 2025, la « tradition des six formations originales » et la perception du public à l’égard de clubs perçus comme des vilains.
Dans ce dernier cas, les Golden Knights répondent à ce critère en raison de leurs succès instantanés suivant l’expansion du circuit en 2017. Plusieurs estiment que le repêchage spécial précédant leur première saison les a grandement avantagés. Leur cote de popularité ne devrait pas grimper non plus en raison de récents événements.
Rappelons les sanctions imposées après que leur entraîneur John Tortorella n’eut pas rencontré les médias au terme de la victoire au deuxième tour contre les Ducks d’Anaheim, ainsi que la controverse entourant leur ancien entraîneur-chef Bruce Cassidy, qui fait l’objet de la convoitise d’autres clubs. D’après le journaliste Frank Seravalli, Vegas a refusé d’accorder la permission aux Oilers d’Edmonton de discuter avec lui.