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Le CH doit tenter le coup avec Tavares

Photo portrait de Jean-Charles Lajoie

Jean-Charles Lajoie

2025-03-11T22:10:00Z
2025-03-11T22:15:03Z

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Ça semble un énoncé à sensation, mais il repose sur des perspectives réelles : le Canadien doit acquérir un centre de talent capable de nourrir Ivan Demidov et Patrik Laine en attendant Michael Hage. 

Un gars comme Sam Bennett sera très recherché cet été s’il devient libre comme l’air. Ryan O’Reilly pourrait être disponible via une transaction. Idem pour Brayden Schenn. Peut-être même que Sidney Crosby acceptera de passer sous d’autres cieux en marge du prochain repêchage.

À Toronto, il y a beaucoup de mauvais bruit autour de Mitch Marner, le gars de la place qui a rêvé de jouer avec l’équipe de son enfance et qui est pratiquement devenu l’ennemi public numéro 1 des amateurs de hockey de la Ville Reine. D’aucuns croient que l’association de Marner avec les Leafs tire à sa fin et que le prolifique ailier droit testera le marché des joueurs autonomes.

C’est une catastrophe de gestion si ça s’avère, une hérésie, en fait. C’est comme si le canadien avait décidé de ne pas retenir les services de Guy Lafleur dans la fleur de l’âge. La comparaison est boiteuse, mais trouvez-moi un joueur québécois aussi dominant que Marner qui a joué avec le CH et qui a pu recourir à l’autonomie complète à 27 ans.

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Vincent Damphousse avait 30 ans lorsqu’il a été échangé. Pierre Turgeon avait 27 ans lorsqu’il est passé aux Blues de St. Louis dans une transaction particulièrement hasardeuse. Je remonte jusqu’à Flower et une toute autre époque afin d’illustrer comment il eut été dramatique que le CH ne retienne pas une idole locale de 27 ans qui cumule une moyenne de 1,13 point par match en carrière.

La question m’a été posée ce matin : le Canadien doit-il tout faire pour embaucher Marner cet été ? Tout naturellement ma réponse a été : «Comment pourrait-il avoir les moyens de se priver d’un gars de la trempe de Marner?» Puis, je me suis dit: «Parce que le besoin criant de l’équipe se situe au centre et non sur le flanc droit où se trouve Slafkovsky qui y sera rejoint par Demidov la saison prochaine».

J’ai réfléchi sur John Tavares, en répétant la même phrase que pour Marner : «Comment le CH peut-il se permettre de lever le nez sur un John Tavares cet été ?» Cette fois, la réponse a été plus nuancée : centre naturel productif et responsable, 35 ans en septembre, fabricant de jeu prolifique. Il est parfait pour prendre ses responsabilités, tout en servant à merveille des gars comme Laine et Demidov. Et un vétéran de transition en attendant Michael Hage.

Il y a aussi Bennett qui fait rêver, malgré une production offensive plus modeste que celle d’un Tavares. Ou O’Reilly accepterait-il un transfert vers Montréal cet été ? Rien n’est moins sûr et quel serait le prix à payer ? Idem pour Schenn qui n’est pas la solution au centre de Laine et Demidov. À Toronto, Craig Berube remplacerait demain matin Tavares et marner par O’Reilly et Bennett avec excitation.

Très cher

Marner coûtera un bras et ne réglera pas le problème du CH au centre. Tavares correspond à un profil recherché par la direction du Canadien, en attendant que les enfants soient grands.

Il recherchera assurément un pacte de quatre ans, idéalement cinq. Il ne pourra plus obtenir 11 millions $ par saison et il le sait. Mais il voudra capitaliser sur les projections de plafond salarial augmenté de façon vertigineuse sur trois ans.

Seriez-vous prêts à dérouler le tapis rouge sous les pieds de Tavares ? Le feriez-vous avec une garantie de 9 millions $ par saison pendant 4 ans ? Avant de chercher à régurgiter, posez-vous la question autrement. Croyez-vous vraiment que le CH a les moyens de lever le nez sur une offre possible à Tavares ?

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