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Le Canadien vit un rêve, pas un cauchemar

Photo portrait de Jean-Nicolas Blanchet

Jean-Nicolas Blanchet

2026-05-29T15:30:00Z

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J’ai fini de sacrer dans mon coin après la déconfiture du 4e match. C’est un appel avec un ancien de la LNH qui m’a remis sur le piton. Je vous le jure. Une discussion de 15 minutes et tout est beau. Je suis crinqué et je ne suis plus certain que ce soit fini pour le Canadien.

Si plusieurs partisans voient cette série comme un cauchemar pour le Canadien, l’ancien défenseur à qui j’ai parlé voit ça bien différemment.

« Je suis tellement jaloux ! J’aimerais tellement être à leur place », me lance Éric Messier, qui a remporté la Coupe Stanley avec l’Avalanche en 2001. Il a disputé 406 matchs dans la LNH, la plupart au Colorado. C’est un habitué des séries, avec 72 matchs. Sept fois, son équipe a joué un 7e match.

Bref, il connaît la chanson et il rêverait de la chanter à nouveau.

Au pied du mur

Le 4 juin 2001, Messier et l’Avalanche se retrouvaient dans une situation comparable à celle du Canadien.

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En finale de la Coupe Stanley, les étouffoirs Devils (comme les Hurricanes) ont pris les devants 3 à 2 dans la série avec une victoire convaincante de 4 à 1 au Colorado.

« Personne n’a paniqué ou pensé que c’était fini. On a juste oublié le passé, ça ne comptait plus (...) On n’était même pas embarqué sur la glace pour pratiquer. Les leaders ont parlé et on était confiant. À New Jersey, Patrick (Roy) avait été incroyable en première période. Les tirs, c’était 13 à 5 pour les Devils. Et Adam Foote a surpris Martin Brodeur de loin. On a tous poussé un « ouf » de soulagement. On a joué avec les devants et on était confiant en revenant à la maison pour le match numéro 7 », a relaté Éric Messier.

L’Avalanche a ensuite remporté la belle grosse coupe.

Il y a une méchante différence avec le CH par contre. C’est qu’avec l’Avalanche il y avait des vétérans comme : Raymond Bourque, Joe Sakic, Adam Foote, Dave Reid, Rob Blake et même Bryan Trottier comme entraîneur adjoint.

Ce n’est pas une excuse, selon Éric Messier.

« Oui c’est une jeune équipe. Mais ils ont Martin St-Louis. Il est passé par là quand il a gagné la Coupe. Tampa perdait 3 à 2 dans la série. Et c’est un bon leader aussi ».

À son avis, la clé, c’est d’oublier les derniers matchs et de vouloir revenir dimanche devant leurs partisans. Surtout après le match difficile de mercredi. « Ils en doivent une à leur fans », dit-il. Ce n’est plus le talent ou les stratégies qui comptent, c’est surtout mentalement où ça se joue. Le CH ne doit pas « douter », ajoute celui qui dirige les Rebelles du cégep Sorel-Tracy depuis 17 ans.

En profiter

Éric Messier serait loin d’être découragé s’il était dans la chambre. Du moins, il affiche beaucoup plus d’espoir que plusieurs partisans résignés.

« Il y a eu deux matchs en prolongation. Dans le fond ça pourrait être 3 à 1 pour Montréal cette série. Là, il faut qu’ils en profitent de vivre ces moments-là (...) Le CH doit rester dans le match dans les 5 ou 10 premières minutes car ça risque d’être toute une tempête. Et après, on ne sait pas ce qui peut arriver. Ils l’ont prouvé. Ils ont besoin de 9 tirs pour gagner. Ce n’est qu’un match », ajoute celui qui ne croit pas que bien de changements à l’alignement changerait quoi que ce soit.

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