Le Canadien vise une première en novembre

Dave Lévesque
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SALT LAKE CITY | Le Canadien n’a pas encore remporté deux victoires de suite au mois de novembre. Il aura la chance de le faire mercredi contre le Mammoth de l’Utah.
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Les deux derniers gains collés remontent au 28 octobre et au 1er novembre, deux victoires acquises en prolongation. En fait, si le Canadien l’emporte mercredi au cœur des Rocheuses, il s’agira de sa première victoire un jour de semaine en novembre. Les trois matchs remportés par le Tricolore depuis le début du mois des morts l’ont été un samedi au Centre Bell.
N’empêche qu’il y a une belle quantité d’éléments positifs à tirer de la victoire de 5 à 2 remportée contre les Maple Leafs de Toronto samedi dernier. Au premier chef, l’équipe a joué ce qu’il y a de plus près d’un match complet, ce qu’elle n’avait pas fait depuis un certain moment.
«C’est bon signe, a reconnu Martin St-Louis. C’était proche de 60 minutes. On a eu ces moments-là dans des matchs, mais on n’en a pas eu assez et quand tu n’en as pas assez, tu réduis les [chances] d’aller chercher du succès.»
Jakub Dobes, qui a récolté la victoire contre les Leafs, sera à nouveau devant le filet contre l’Utah dans ce premier de trois matchs en quatre jours sur des patinoires adverses.
Profondeur
Depuis le début de la saison, Martin St-Louis parle beaucoup de jeu profond. Ce qu’il veut dire, c’est que son équipe doit exploiter au maximum le territoire adverse et amener la rondelle en profondeur dans celui-ci.
«C’est une partie de la clé pour toutes les équipes, insiste-t-il. Si tu fais des revirements en zone neutre ou des jeux fancy et que tu n’as pas de surnombres, tu ne te donnes pas de chances.»
Ce qui est crucial pour St-Louis, c’est que son équipe transporte la rondelle parce qu’on a trop tendance à penser à la rondelle rejetée en fond de territoire, ce qui n’est pas forcément la manière dont il veut que son équipe joue, puisqu’il préconise la possession de la rondelle.
«Des fois, tu amènes la rondelle jusqu’à la ligne rouge [du but] et tu amènes tes quatrième et cinquième joueurs en attaque. On a été plus calculés [samedi] et ça nous a aidés dans l’échec avant.»
Le Canadien a d’ailleurs offert une brillante démonstration de sa capacité à jouer ainsi lors de la deuxième période contre les Leafs, qu’ils ont dominés 17 à 6 au chapitre des tirs au but lors de cet engagement. La pression était constante.
«Ça devient encore plus important parce qu’on est loin du banc. Si on n’est pas capables de mettre des rondelles profondes, nos défenseurs ne peuvent pas changer et il faut défendre [en étant] fatigués et ça devient plus dur encore de mettre des rondelles profondes. C’est un effet boule de neige et il faut aller chercher plus de constance là-dedans.»