Le Canadien va grandir malgré la défaite: 5 conclusions à tirer de la série


Dave Lévesque
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La série entre le Canadien et les Capitals aura duré cinq rencontres, on va donc tirer cinq conclusions de celle-ci.
1) Ça prend plus de poids
Sur le papier, le Canadien ne concédait que quelques kilos et centimètres aux Capitals, mais, sur la glace, la situation a été bien différente. Le Tricolore a peut-être distribué plus de mises en échec que les Caps avec 184 contre 160, il reste que c’est l’autre équipe en bleu, blanc, -rouge qui a frappé le plus fort. Les Capitals jouent «pesant» et frappent pour laisser des traces. Le Canadien aura besoin d’ajouter un peu de cet élément dans son jeu pour complémenter son style qui met l’accent sur la vitesse et la créativité des joueurs.
2) Demidov a besoin d’aide
Ivan Demidov n’avait que deux matchs de saison régulière dans la LNH derrière la cravate quand les séries se sont amorcées. Il a évidemment eu besoin de temps pour s’ajuster. Quand on écrit qu’il a besoin d’aide, ce qu’on veut dire, c’est qu’il a besoin de joueurs avec autant de talent que lui pour exploiter ses capacités au maximum.
3) Bel avenir pour l’avantage numérique
Autant Patrik Laine a donné un élan à l’avantage numérique quand il est arrivé au début du mois de décembre, autant sa présence a limité la contribution de Cole Caufield dans ces situations. Lors de son absence en raison d’une blessure, on a vu ce que pourrait devenir l’attaque à cinq de l’équipe. Caufield de retour dans le cercle gauche pendant qu’Ivan Demidov patrouille le cercle droit. Avec eux, Lane Hutson qui dirige les opérations, Nick Suzuki qui s’offre en cible et Juraj Slafkovsky qui se salit les mains. Ça donne un avantage numérique très dynamique avec des joueurs dans les bonnes chaises.
4) Inexpérience
Le Canadien ne devait pas faire les séries cette saison et a pris tout le monde par surprise, peut-être même l’état-major du club. On s’est nourri d’espoir parce que l’équipe a été dans le coup dans les quatre premières rencontres, mais faire les séries cette saison, c’était un cadeau et surtout une occasion de mettre de l’expérience en banque. Parce que quand on compare avec les Capitals, l’écart d’expérience était frappant. Le Tricolore est une équipe très jeune qui a appris à gagner cette saison, pour reprendre une des marottes de Martin St-Louis. Dans la dernière semaine et demie, l’équipe a appris ce que ça prenait pour gagner au printemps et c’est une expérience inestimable.
5) Deux livres de règlements
On le dit depuis toujours, le livre des règlements change une fois que les séries éliminatoires commencent et ç’a été encore une fois très évident cette année. Les Capitals ont profité de la situation et ont frappé le Canadien à qui mieux mieux. Cela dit, il ne faut pas seulement regarder les gestes qui ont été passés sous silence dans le camp adverse. Les joueurs du Canadien aussi ont posé des gestes qui auraient été punis en saison régulière. Et c’est pareil dans toutes les séries cette saison. Ça rend le hockey tristement unique à cet égard, c’est le seul sport dont les règles du jeu sont élastiques selon le moment de la saison où elles sont appliquées.