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Le Canadien subit une dégelée de 8 à 3 aux mains des Sabres: le party a fini de bonne heure

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-05-17T04:00:00Z

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Le Canadien avait la chance de confirmer sa présence pour la finale de l’Association de l’Est. Ne demandant qu’à célébrer cette première qualification depuis 2021, plus de 20 000 partisans s’étaient massé sur l’Avenue des Canadiens-de-Montréal.

Le party était pogné. C’était la même chose à l’intérieur du Centre Bell. La foule s’est soulevée en voyant Larry Robinson se présenter avec le flambeau. Son excitation a atteint un autre niveau lorsque Jake Evans porté la marque à 3 à 1.

Trois buts sur quatre lancers et il y avait à peine 10 minutes de jouées. C’était dans la poche. C’était certain. Tellement que, sur la passerelle, on était quelques collègues à commencer à bâtir notre itinéraire de vols et d’hébergement pour une semaine à Raleigh.

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Vingt-cinq ans de métier, dont 15 à couvrir le Canadien, auraient dû suffire à me rappeler que ce n’est jamais fini tant que ce n’est pas terminé.

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D’autant plus que le Canadien menait en dépit du fait qu’ils jouaient une première période atroce. Alex Lyon, incapable d’arrêter un ballon de kin-ball, est la seule raison pour laquelle le Tricolore avait l’ascendant sur ce match.

Un mirage nommé Lyon

Lyon, qui surfait sur on ne sait trop quelle vague depuis quelques mois, est revenu à ce qu’il est réellement depuis le début de sa carrière : un gardien plus qu’ordinaire.

D’ailleurs, Lindy Ruff n’a sans doute pas eu à demander l’avis de son entraîneur des gardiens pour sortir le crochet et remplacer Lyon par Ukko-Pekka Lukkonen.

À ce moment, même les joueurs des Sabres semblaient avoir le moral dans les talons. Il ne restait qu’à leur donner le coup de grâce. Ce qui n’est pas arrivé.

D’abord parce que les hommes de Martin St-Louis continuaient d’éprouver des ennuis à s’approcher du filet des Sabres. La différence, c’est que le Finlandais, lui, faisait les arrêts.

Premier trio discret

Des arrêts qui n’ont pas souvent été vraiment compliqués. En deuxième période, Natural Stat Trick a répertorié deux occasions dangereuses de marquer pour le Canadien contre huit pour les Sabres.

C’est également ce qui explique que les visiteurs aient marqué sept buts sans réplique, dont trois en deuxième période, pour finir par l’emporter 8 à 3. Une bonne varlope.

Le dos au mur, les Sabres ne pouvaient choisir un meilleur moment pour disputer leur période la plus convaincante de la série. Ils ont poursuivi leur travail de démolition en troisième période. Les gros canons que sont Tage Thompson (un but, trois passes) et Rasmus Dahlin (un but, quatre passes) ont combiné leurs efforts pour neuf points.

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Pendant ce temps, la première unité du Canadien a fait chou blanc. Cole Caufield s’est fait complice du but d’Ivan Demidov en supériorité numérique, mais ce fut tout. À ses côtés, Juraj Slafkovsky en a arraché, malgré trois tirs au but. Il a commis sa part de revirements.

Des plans qui changent

Tout ça a eu l’effet de la mère qui descend au sous-sol et qui allume la lumière pour mettre fin au party d’adolescents beaucoup trop de bonne heure. Ça a tué l’ambiance.

Soudainement, il y avait pas mal moins de fun dans le Centre Bell. La foule s’est tue. À part pour huer les arbitres. À un certain moment de la deuxième période, quelques partisans du niveau 300 ont tenté de partir la vague. Ça a duré trois sections.

Quand Martin St-Louis a retiré Jakub Dobes au profit de Jacob Fowler, après le sixième but des Sabres, j’ai réservé mon vol pour Buffalo et j’ai mis un rappel sur mon cellulaire pour ne pas oublier d’ouvrir ma valise pour changer mes shorts pour des culottes à grands manches.

Au moins, le Canadien a vécu une situation identique face au Lightning. Il avait perdu le sixième match avant de remporter les honneurs de la série lors de la rencontre ultime, en terre ennemie.

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