Tous les résultats
Publicité

Le Canadien subit un second revers de suite: tout s’écroule en 12 secondes

Cole Caufield marque les trois buts du Tricolore

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2026-01-25T03:25:04Z

Partager

La vie peut basculer en une seconde, dit-on. Dans le cas du Canadien, ç’a été un peu plus long, en l’occurrence 12 secondes. 

Le Tricolore est passé d’une avance de 3 à 2 à un retard de 4 à 3 en l’espace de 12 secondes avec six minutes à jouer, dans un match extrêmement serré face aux Bruins qui ont finalement gagné par cette marque.

Le Canadien jouait assez bien pour protéger sa mince avance avant le sprint final de la rencontre, quand Samuel Montembeault a été battu par un tir du revers de Fraser Minten qui lui est passé sous le bras droit.

Puis, Alexandre Carrier a été chassé pour avoir retenu, et Morgan Geekie n’a mis que quatre secondes pour en profiter en décochant un puissant tir sur réception du point d’appui qui a disparu dans le filet. Ce n’est pas une figure de style, la rondelle a bel et bien disparu sous le coussin au bas du filet, les officiels l’ont cherchée pendant quelques instants.

Samuel Montembeault va s’en vouloir pour le but égalisateur parce qu’il l’a échappé. Le gardien de 29 ans jouait un solide match jusque-là. Même si les Bruins n’ont pas décoché une tonne de tirs, il a tout même réalisé plusieurs brillants arrêts, surtout en deuxième période, dont un du bout de la jambière face à Pavel Zacha. Il a malgré tout subi un second revers consécutif, lui qui n’avait pas obtenu deux départs de suite depuis le début du mois de novembre (8 et 11).

Publicité

Si la température a chuté drastiquement au Québec samedi, on peut en dire de même du Bleu-Blanc-Rouge quand on regarde le classement. Avec les victoires des Sabres et des Bruins, le Canadien est passé de la troisième place dans la division Atlantique à la septième place dans l’Est, pendant que les Sabres lui ravissaient sa place. Et les Bruins ne sont plus qu’un point derrière.

Le Canadien a également subi un second revers consécutif en temps régulier pour la première fois en un peu plus d’un mois (7 et 9 décembre).

Très pénible

Bien plus que le mauvais but accordé par Montembeault sur le but égalisateur, c’est le désavantage numérique qui a perdu ce match pour le Canadien.

Les Bruins ont inscrit trois de leurs quatre filets avec l’avantage d’un homme.

Même s’il a vu un bon exemple de comment jouer avec un homme en moins contre les Sabres jeudi, le Canadien n’a pas été en mesure d’appliquer la recette, soit exercer beaucoup de pression sur le porteur de la rondelle.

Pis encore, sur le second but des Oursons qui a justement été marqué en avantage numérique, le Canadien a trop poussé en zone offensive, ce qui a provoqué une contre-attaque avec un surnombre, et Morgan Geekie s’est retrouvé devant un filet complètement vide.

C’est le genre de risque qu’on ne peut pas se permettre de prendre contre le quatrième avantage numérique de la LNH. Les Bruins avaient d’ailleurs fait mouche cinq fois à leurs huit dernières occasions avant la rencontre.

Publicité
Caufield voit triple

Cole Caufield a été le meneur de l’équipe en inscrivant les trois buts de la rencontre pour réaliser le second tour du chapeau de sa carrière.

Il a marqué deux fois en avantage numérique lors de la deuxième période, sa deuxième réussite étant des plus spectaculaires.

Tout comme lors de son second but, il l’a inscrit en avantage numérique et du même endroit, le bas du cercle de mise en jeu à la droite de Jeremy Swayman. Lors de la seconde occasion, il a pris un tir d’un angle très fermé qu’il a passé dans un chas d’aiguille au-dessus de l’épaule droite du gardien des Bruins.

Caufield est très chaud en ce moment puisqu’il a inscrit huit buts à ses cinq derniers matchs. Plus que jamais la marque de 40 buts cette saison semble atteignable.

Dach et des frissons

À peine revenu au jeu après avoir raté deux mois d’activité en raison d’une fracture au pied, Kirby Dach s’est à nouveau blessé en fin de première période.

Il a jeté les gants face au Québécois Jonathan Aspirot et, en rentrant au banc, il se tenait l’index droit, même s’il ne semblait pas particulièrement en douleur.

Il n’était pas au banc lors du retour du vestiaire pour le second engagement. Il a retrouvé ses coéquipiers une dizaine de minutes plus tard.

Autrement, on ne l’a pas trop remarqué. Il cherche encore à retrouver son rythme, lui qui a disputé la rencontre sur le troisième trio en raison du retour au jeu d’Alexandre Texier, qui a repris sa place avec Nick Suzuki et Cole Caufield au sein de la première unité.

Publicité
Publicité