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Le CH doit servir aux Hurricanes leur propre médecine

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-05-27T16:38:40Z

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On a fait grand état, depuis le début de cette confrontation entre le Canadien et les Hurricanes, de l’efficacité de l’échec avant de la troupe de Rod Brind’Amour. Celle qui étouffe tant le Tricolore qu’elle contribue à limiter ses actions à partir de la ligne rouge.

Et si, pour renverser la vapeur de cette série, les Montréalais ne servaient pas la même médecine à ses rivaux ? Ne dit-on pas qu’il faut parfois combattre le feu par le feu ?

« C’est quelque chose qu’on veut ajuster ce soir, a reconnu Zachary Bolduc, au terme de l’entraînement matinal de l’équipe. On a un bon échec avant, mais je ne crois pas qu’on place actuellement les rondelles dans une bonne position pour l’appliquer convenablement. »

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

« Tout le monde voit notre équipe comme en étant une qui regorge de talent et qui adore posséder la rondelle. Toutefois, au sein de notre groupe, on sait que l’échec avant contribue largement à nos succès, a indiqué Jake Evans. On a de la vitesse, de bons bâtons et nous sommes des joueurs intelligents. »

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Selon les statistiques compilées pas Sportlogiq, le Canadien a passé 14 min 16 s en territoire des Hurricanes depuis le début de cette série. C’est un peu plus que la moitié du temps que la Caroline a passé en territoire montréalais (27 min 3 s).

Arrêter d’être têtus

Ça explique pourquoi le Canadien a été limité à 12 et 13 tirs lors des deux derniers matchs et possiblement pourquoi il n’a récupéré que 213 rondelles en zone offensive (contre 369 pour la Caroline).

« L’une des raisons principales pour lesquelles on n’obtient pas beaucoup de tirs au but ou pour lesquelles on ne passe pas beaucoup de temps en zone offensive, c’est qu’on n’utilise pas notre vitesse, qui est notre principal atout », a lancé Evans.

Martin St-Louis soutient que si ses joueurs n’ont pas utilisé cette stratégie à profusion jusqu’ici, c’est parce qu’ils s’entêtent à vouloir garder la rondelle sur le bâton en tout temps, qu’ils ne sont pas prêts à risquer quelques secondes de possession pour un positionnement plus soutenu en zone adverse.

« Il faut arrêter d’être têtus. Il y a des endroits sur la patinoire où l’on peut gérer mieux la rondelle. Parfois, il faut être prêt à la donner pour mieux la récupérer », a indiqué l’entraîneur-chef du Canadien.

« Ça permet de déployer l’échec avant et on est bons à ce niveau. Il faut créer davantage ce type de scénario », a-t-il poursuivi.

Pas de changement en vue

St-Louis n’apportera aucune modification à sa formation pour le quatrième match de cette série. Du moins, au niveau des effectifs qui seront en uniformes. Arber Xhekaj, Brendan Gallagher et Oliver Kapanen patinaient encore avec le groupe de réservistes, ce matin.

Pour les trios, il faudra attendre la mise en jeu initiale.

« À ce temps-ci de l’année, un entraîneur doit être proactif. Et ça ne veut pas nécessairement dire d’apporter des changements, a-t-il indiqué. D’ailleurs, parfois, ne pas apporter de changement, c’est une décision. Cela dit, on a des options. »

À suivre, donc.

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