Le Canadien réalise une première en 15 ans

Dave Lévesque
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Comment une équipe peut-elle espérer remporter la victoire quand elle n’obtient que 13 tirs dans un match qui s’est rendu en prolongation de surcroît?
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«Ce n’est pas assez, a insisté Martin St-Louis. On n’est pas une équipe qui amène beaucoup de volume, mais il faut en amener plus.»
On peut faire dire ce qu’on veut aux statistiques, mais celle-ci ne ment pas. C’est d’ailleurs le plus faible total de tirs pour le Canadien en 15 ans. L’équipe a notamment été muselée pendant près de 18 minutes entre le milieu de la première période et le milieu du second engagement.
«Ils ont bloqué beaucoup de tirs, je ne crois pas que le nombre de tirs reflète réellement le nombre de chances», a soutenu Alex Newhook.
Ce n’est pas qu’on veuille le contredire, mais l’Utah n’a bloqué que 17 des 48 tirs tentés par le Canadien qui lui en a bloqué 24 sur les 71 tentatives des visiteurs.
Petites victoires
Quand tu perds 3 à 2 en prolongation, tu te rabats sur les petites victoires. Pour le Canadien, c’est le fait qu’il a mieux joué défensivement que samedi.
Remarquez, c’était difficile de faire pire quand on se souvient que les Golden Knights ont marqué cinq buts en deuxième période.
«C’était un match plus complet que le dernier, a soutenu Samuel Montembeault. Lors du dernier, on avait mal joué en deuxième période et là, on est entré en troisième à 1 à 1, ça aurait pu aller d’un bord comme de l’autre.»
«Notre combativité était là, on a 44 mises en échec», a noté Martin St-Louis.
Des petites victoires, surtout que quand tu as beaucoup plus de mises en échec que l’autre équipe, ça veut souvent dire que tu as moins eu la rondelle. À titre d’exemple, Brendan Gallagher en a accumulé 10 à lui seul pendant que l’ensemble des joueurs de l’Utah en ont servi 15.
Manque de rythme
Le Canadien a plutôt bien amorcé son match, mais s’est retrouvé au cachot trois fois en seconde moitié de première période, ce qui a eu un effet sur le rythme du groupe.
«Il y a eu peu de temps entre les punitions, c’est dur d’avoir du rythme surtout en début de match, il y a des gars qui ne jouent pas en désavantage numérique et qui sont assis au bout du banc pendant plusieurs minutes, c’est peut-être plus difficile d’entrer dans le match après», a expliqué Montembeault.
L’équipe s’est aussi débrouillée sans David Savard pendant la moitié de la troisième période, celui-ci ayant reçu un dix minutes de mauvaise conduite à la fin de la période médiane. Qui plus est, on a appris avant le match que Mike Matheson ne jouerait pas en raison d’une blessure au bas du corps. En son absence, Kaiden Guhle a pris les bouchées doubles et Lane Hutson a joué sur les deux unités d’avantage numérique.
«Un joueur comme ça est toujours essentiel, il prend beaucoup de place, il joue beaucoup de minutes et il joue sur les deux unités spéciales, c’est sûr qu’il nous manque quand il n’est pas là», a dit St-Louis au sujet de Matheson.
Rebondir
La bonne nouvelle, c’est que l’équipe peut rebondir dès mercredi en visitant les Blue Jackets à Columbus dans le premier de trois matchs à l’étranger d’ici dimanche.
«Je pense que tout le monde dans le vestiaire retournait jouer une partie tout de suite si on le pouvait, a soutenu Alex Newhook.
«C’est un sentiment très désagréable d’être passé si près et d’avoir une avance d’un but en troisième période, mais on peut tout effacer ça et passer à autre chose.»