Le Canadien ne tire pas assez
Pour un deuxième match consécutif, il n’a pas atteint la barre des 15 tirs au but

Dave Lévesque
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Pour Martin St-Louis, une partie du match s’est jouée sur le volume et il n’est pas question ici du son de l’orgue de Diane Bibaud.
Non, on parle plus du nombre de tirs que son équipe parvient à diriger — ou pas, en fin de compte — vers le filet de Frederik Andersen.
Dans les deux derniers matchs, la Caroline a pratiquement doublé le nombre de tentatives du Canadien. Lundi soir, ils ont tenté 92 tirs contre 46 pour le Tricolore, et samedi, ils en ont tenté 68 contre 38. St-Louis sait que ses hommes doivent tirer plus.
« Ils lancent de partout. J’aimerais qu’on lance plus de rondelles, mais ça ne veut pas dire lancer de partout, ça dépend en quoi tu crois. On devrait avoir un peu plus de volume », a-t-il affirmé en point de presse, après la rencontre.
Un peu meilleurs
Au chapitre des tirs au but, les Hurricanes ont dominé encore une fois le Canadien, testant Jakub Dobes à 38 reprises, pendant qu’Andersen avait une petite soirée somme toute pépère en ne faisant face qu’à 13 tirs cadrés, soit un de plus que samedi soir en Caroline. Ce n’est donc peut-être pas si surprenant que ça que ces deux rencontres se soient terminées par la même marque de 3 à 2 en prolongation.
Martin St-Louis juge quand même que ses hommes ont été un peu plus menaçants en zone adverse.
« C’est dur à quantifier, mais offensivement, en possession, on a été un peu meilleurs, mais on n’a pas eu plus de lancers. On s’est un peu tiré dans le pied. »
Il n’en demeure pas moins que St-Louis croit que ses hommes doivent prendre de meilleures décisions afin de battre l’échec avant des Canes.
« C’est dur de mettre des bonnes rondelles dans le fond de la zone parce qu’ils sont toujours sur nous. À la ligne bleue, on n’a pas assez bien lu la situation. On aurait pu mettre plus de rondelles en profondeur et aller en échec avant. »
Perfection
Face à une machine aussi bien rodée que celle des Hurricanes quand ils jouent comme lors des deux dernières parties, le Canadien est comme Martin Matte : il est condamné à l’excellence.
« Il faut que tout fonctionne contre une équipe comme ça. Tu ne peux pas te fier à l’avantage numérique, tu dois défendre et je ne crois pas qu’on a fait un bon travail à cet égard en première période. »
St-Louis croit aussi que ses hommes ont du mal à trouver le bon rythme à adopter entre accélérer le jeu et bien exécuter chaque action.
Disons que pour une jeune équipe, c’est une bonne courbe d’apprentissage que de jouer face à un adversaire qui est aussi étouffant que ces Hurricanes.
« Cette expérience fait partie de notre apprentissage. Il y a toujours un apprentissage dans la défaite. L’autre équipe est très mature. »