Le Canadien manque d’engagement


Michel Therrien
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Au cours de son dernier match, le Canadien avait l’occasion de vraiment se donner un bon élan en ce début de saison, mais au lieu de cela, il se retrouve à la case départ avec une fiche de ,500.
Lundi, l’équipe n’était pas prête, physiquement et mentalement. En première période, les Penguins de Pittsburgh constituaient la formation la plus engagée sur la patinoire. Pour les entraîneurs-chefs, une telle situation est frustrante, sauf que chacun d’entre eux passe malheureusement par là. Avec leur expérience, ils savent que certaines rencontres seront plus difficiles que d’autres.
Dans le cas du Tricolore, il venait de disputer sa partie la plus solide de la campagne; contre les Sénateurs d’Ottawa, samedi, «l’émotion était dans le piton». Il y a une nouvelle rivalité entre les deux équipes et après la victoire, tout le monde a reçu les compliments et tout allait dans le meilleur des mondes. Toutefois, c’est souvent compliqué d’aller chercher cette émotion et le même niveau d’adrénaline lors de l’affrontement suivant, surtout contre un club n’ayant pas de rivalité avec le nôtre.
Quand je dirigeais, j’essayais de livrer de grands discours en pareilles circonstances. Parfois, ça marchait, parfois, non. Mais le plus important ici, c’est la réaction des joueurs à la suite de la défaite. Comment le Canadien jouera face aux Kings de Los Angeles? C’est là que nous verrons les vraies couleurs de quelques-uns. Jeudi, il n’y aura pas d’excuse pour le CH, qui sera bien reposé. Je m’attends d’ailleurs à une grosse performance de sa part. Si j’étais Martin St-Louis, je passerais un message fort et je ramènerais Samuel Montembeault devant le filet malgré une dernière sortie moins facile. Sans lui, le CH présenterait possiblement une fiche de 1-3.
Je dois rappeler que la pression risque de grimper. Après trois années ardues, les partisans et les médias s’attendent à des résultats supérieurs. Et la beauté d’un marché comme celui de Montréal, c’est que personne ne joue dans l’indifférence. La fierté devrait aider les joueurs et les instructeurs à se surpasser.
Dach : ce sera long
Parmi les hockeyeurs qui connaissent un départ moyen, il y a Kirby Dach et à vrai dire, je m’en doutais pas mal. En raison de sa blessure de l’an dernier, il a très peu joué et il ne fallait pas prévoir à le voir redevenir sur-le-champ le joueur qu’il était auparavant, même s’il a un beau potentiel. Et ça risque d’être ainsi pour Patrik Laine également. Cela fait partie du processus.