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Le Canadien et le Lightning sont au coude à coude après deux matchs: voici neuf observations sur le début de cette série

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-04-22T16:20:18Z

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Du jeu physique, des escarmouches, des séquences enlevantes en attaque, des sacrifices défensifs et deux matchs qui se concluent en prolongation. Il aurait été difficile de demander un meilleur début de série entre le Lightning et le Canadien.

Évidemment, certains diront que deux victoires du Tricolore auraient été préférables. Vrai, mais la troupe de Martin St-Louis pourrait tout aussi bien être rentrée à Montréal avec deux défaites.

Ce qui revient à dire que le Canadien a démontré de belles choses à Tampa. Toutefois, il y a encore des points à améliorer s’il souhaite se distancier de ses rivaux. D’ailleurs, voici neuf observations de ces deux premiers matchs.

Anderson est un joueur de séries

Getty Images via AFP
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S’il y avait une coupe Molson pour les deux premiers matchs de la série, Josh Anderson aurait déjà un beau centre de table. Comme à pareille date l’an passé, le gros ailier a amené son jeu à un autre niveau. C’est comme si un interrupteur s’allumait au début du tournoi. En plus de distribuer des mises en échec à tout vent, il est, jusqu’ici, le seul buteur de l’équipe à forces égales. Il dérange tellement qu’il a incité Jon Cooper à insérer un joueur de la Ligue américaine dans sa formation. Ce n’est pas rien.

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Capable de répondre à la robustesse

Getty Images via AFP
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Surpris par le jeu physique des Capitals, le Canadien n’avait pas fait long feu l’an dernier. Cette fois, il était prêt. Le Lightning a beau avoir emprunté un chapitre du livre des Panthers pour tenter de franchir le tour initial pour la première fois en quatre ans, rien n’intimide le Tricolore. Dans les escarmouches, tout le monde se tient debout. Et en fait de mises en échec, les Montréalais ne donnent pas leur place avec 85 coups d’épaule. Ce sont sept de plus que le Lightning et ça les place au troisième rang du circuit après deux matchs.

Dobes n’a rien à envier à Vasilevskiy

Getty Images via AFP
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On se demandait comment Jakub Dobes allait pouvoir gagner son duel face à Andrei Vasilevskiy, le meilleur gardien de la LNH depuis le 1er janvier. Jusqu’ici, ça roule. Il est solide. Il défie les tireurs du Lightning et détient le parfait contrôle sur les retours de lancer qu’il donne. Peut-être même mieux que son vis-à-vis. Au cours de ces deux matchs, on a vu Vasilevskiy être latéralement déporté ou éprouver des ennuis à étouffer la rondelle pour qu’elle demeure près de lui.

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Le premier trio manque d’air

Getty Images via AFP
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Le Canadien ne pourra remporter cette série si le premier trio ne se met pas en marche. À forces égales, Juraj Slafkovsky (3), Nick Suzuki (1) et Cole Caufield (0) n’ont obtenu que quatre tirs. Le pire, c’est que ce trio était sur la glace pour trois des quatre buts marqués par le Lightning à cinq contre cinq. Il faut dire que Jon Cooper leur met systématiquement dans les pattes Anthony Cirelli et Brandon Hagel, deux attaquants pressentis pour le trophée Selke. Revenir au Centre Bell devrait leur faire du bien.

L’attaque massive produit

Getty Images via AFP
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Au moins, en supériorité numérique, ça fonctionne. Au ralenti dans la dernière ligne droite de la saison, l’attaque massive du Canadien a marqué quatre buts lors des deux premiers matchs. Tous réussis par la première vague. Rappelons que le Lightning a présenté la troisième infériorité numérique la plus efficace de la saison (82,6 %).

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Besoin des autres trios

Getty Images via AFP
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Si le premier trio ne peut se faire justice, le Canadien aura besoin de la production des autres unités. Disons que c’est plutôt mal parti, à part pour Josh Anderson. La bonne nouvelle, c’est que du côté du Lightning, il n’y a également qu’un seul trio qui produit. Sauf qu’Alexandre Texier, Alex Newhook et Ivan Demidov se font carrément bouffer par le trio de Brayden Point avec un indice de possession de rondelle d’à peine 33 %. Considérant ce fait, ça pourrait changer rapidement.

Dach invisible, sauf une fois...

Martin St-Louis prétend apprécier l’apport de Kirby Dach depuis le début de la série et l’aspect robustesse qu’il amène. Pourtant, à part lors de ses erreurs menant au but gagnant de mardi, le gros attaquant a été pratiquement invisible au cours des deux rencontres. Lors de chacune d’entre elles, il n’a même pas atteint les 11 minutes de jeu. Le Tricolore serait probablement mieux servi par l’énergie de Brendan Gallagher ou par Joe Veleno, qui frappe probablement plus et qui peut jouer en désavantage numérique.

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Hutson s’est levé

On a eu droit à 134 minutes de jeu et des poussières depuis le début de cette série. Lane Hutson a passé 61 d’entre elles sur la glace. Fidèle à son habitude, il a été un rouage important de l’attaque massive du Canadien. Mais son jeu défensif vaut tout autant la peine d’être souligné. À plusieurs occasions, il est celui qui a fait avorter l’attaque du Lightning en récupérant des rondelles libres (57 fois), en repoussant des entrées de zone (12) en coupant les lignes de passes (10) et en bloquant des tirs (4). On l’a même vu mettre en échec des attaquants adverses lors de replis défensifs.

Le Québécois le plus détesté

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Détester Brad Marchand ou les frères Tkachuk, c’est bon pour le moral et ça fait du bien à l’âme. Avoir une dent contre Yanni Gourde, c’est de la véritable torture. Les hockeyeurs québécois sont devenus tellement rares dans la LNH qu’on veut tous les aimer. Mais l’attaquant de 34 ans ne fait rien pour aider. Il frappe, il picosse, il parle, il nargue. Il passe même proche de marquer. Bref, il accomplit un sacré bon travail. C’est juste dommage qu’il porte un chandail bleu et blanc.

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