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Le Canadien est arrivé en Caroline en fin d’après-midi: amenez-les les Hurricanes!

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-05-20T23:07:51Z

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RALEIGH | Le Canadien a posé le pied en Caroline du Nord en toute fin d’après-midi. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les choses se sont bousculées depuis qu’il a éliminé les Sabres, lundi soir.

Journée de congé mardi, pratique au Centre Bell mercredi matin. Disons que les Montréalais n’ont pas eu beaucoup de temps pour laver leurs caleçons en prévision de cette finale de l’Association de l’Est contre les Hurricanes.

D’ailleurs, c’est sans Martin St-Louis qu’ils se sont entraînés et ont mis le cap vers leur prochaine destination. L’entraîneur-chef du Canadien, retourné au Connecticut pour des raisons familiales, retrouvera l’équipe dans les prochaines heures, si ce n’est déjà fait au moment de lire ces lignes. Voilà pourquoi on a demandé à Trevor Letowski de s’adresser aux médias, en compagnie de Kent Hughes, une fois au pays du NASCAR.

La situation dans laquelle se trouve actuellement le Tricolore n’est pas sans rappeler celle de 2010. Comme ce printemps, le Canadien avait eu besoin de la limite des 14 matchs pour atteindre la finale de l’Association de l’Est, en grande partie grâce aux miracles de Jaroslav Halak. Complètement vidés, le gardien slovaque et ses coéquipiers avaient remporté une seule victoire contre les Flyers.

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Photo MARTIN CHEVALIER
Photo MARTIN CHEVALIER

Suzuki veut en faire plus

Mais bon. On n’est pas en 2010 et le Canadien n’a pas fait que se défendre pendant un mois, comme l’avait fait la troupe de Jacques Martin, face aux Capitals et aux Penguins.

La preuve, c’est que le Tricolore a marqué 3,07 buts par match depuis le début du tournoi, ce qui n’est pas mauvais. Et, au risque de se répéter, il l’a fait bien que son premier trio ait été d’une discrétion presque absolue à forces égales. Nick Suzuki (2 buts), Cole Caufield (1) et Juraj Slafkovsky (0) n’ont touché la cible qu’à trois occasions à cinq contre cinq.

Contre une équipe qui affiche un rendement de 95 % en infériorité numérique, le moment serait bien choisi pour que les membres de cette unité sortent de leur torpeur.

« C’est certain qu’on veut faire notre part. Que ce soit en produisant ou en défendant avec ardeur », a lancé Nick Suzuki.

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« L’attaque massive va très bien. On en fait partie », a rappelé celui qui, justement, a noirci la feuille de pointage à huit reprises avec l’avantage d’un homme. Mais à cinq contre cinq, on doit assurément trouver une façon de produire davantage si on veut continuer d’avancer. Je crois qu’il ne manque pas grand-chose. De petits jeux ici et là. »

Prêt à défendre, s’il le faut

La tâche risque d’être ardue. La forteresse des Hurricanes est pratiquement impénétrable. Certains diront que Frederik Andersen et ses amis n’ont pas fait face à de fortes oppositions contre les Sénateurs et les Flyers. Néanmoins, ils n’ont accordé que 10 buts en huit matchs. En fait, ils ont passé le plus clair de leur temps à étouffer les défenseurs adverses.

D’ailleurs, si remporter cette série implique de s’évertuer à défendre son territoire, quitte à laisser à d’autres le soin de s’occuper de l’attaque, c’est ce à quoi le meilleur buteur du Canadien en saison régulière s’appliquera.

« Quand c’est le temps de défendre, que c’est le travail que la situation exige, c’est ce que tu dois faire », a indiqué Cole Caufield, qui a tout de même récolté neuf points, dont quatre buts, lors de ces 14 rencontres. « Il y a des moments comme ça au cours d’un match, des moments où tout ce que tu essaies de faire, c’est de survivre. »

Sauf que la meilleure façon de le faire, selon les grands sages de l’histoire du hockey, c’est de garder la rondelle à 200 pieds de son propre filet.

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