Le Canadien entre Dr Jekyll et M. Hyde
Le fragile équilibre pour avoir du succès


Dave Lévesque
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Marquer plus de buts et en accorder moins. La formule est simple, mais c’est celle qui permet au Canadien d’avoir du succès depuis trois mois.
Depuis le milieu du mois de décembre, le Tricolore a connu deux séquences au cours desquelles il a eu beaucoup de succès. La première s’est étirée du 17 décembre au 21 janvier. Il a alors compilé une impressionnante fiche de 13-3-1, soit la meilleure de la LNH durant cette période avec un taux de succès de ,794.
Depuis que les équipes sont revenues de la pause de la Confrontation des 4 nations, le Canadien présente un dossier de 8-1-3 et est encore au premier rang du circuit avec un taux d’efficacité de ,792.
Entre les deux, il y a eu un passage à vide qui a fait mal à l’équipe, pendant lequel elle n’a remporté qu’une seule victoire en neuf rencontres (1-7-1) et a maintenu un taux d’efficacité de ,167, le pire de la LNH.
On a donc eu droit au Dr Jekyll et à M. Hyde. Il faut donc déterminer ce que l’équipe a su faire correctement afin de connaître du succès pendant ses deux séquences victorieuses.
Séquence épuisante
Pour comprendre comment l’équipe a pu présenter deux visages aussi différents, il faut commencer par se souvenir que du 12 décembre au 18 janvier, l’équipe a joué 17 matchs où elle devait changer de lieu entre deux rencontres.
Alors dans la séquence difficile qui s’est étirée du 23 janvier au 9 février, la fatigue était importante. À plusieurs reprises, les joueurs et Martin St-Louis ont laissé entendre qu’ils étaient en mode survie jusqu’à la pause des 4 nations.
On comprend un peu mieux pourquoi, pendant ces neuf parties, l’équipe a marqué en moyenne deux buts (18 buts) par rencontre, alors qu’elle en accordait en moyenne 4,11 (37).
Un seul joueur, Kaiden Guhle (+2), est parvenu à maintenir un différentiel positif pendant cette séquence. Sur le plan offensif, aucun joueur n’a maintenu un rythme d’un point par match, ce qui a été le cas lors des deux séries positives.
Équilibre
Ça nous amène justement à l’équilibre flagrant entre le jeu offensif et le jeu défensif lors des deux séquences victorieuses de l’équipe depuis la mi-décembre.
Chaque fois, le Canadien a été nettement plus productif en attaque, en plus d’être pingre sur le plan défensif. Quatre joueurs, soit Lane Hutson, Nick Suzuki, Cole Caufield et Patrik Laine, ont maintenu une moyenne d’un point par match ou plus. Et dans les deux cas, pas plus de quatre joueurs ont affiché un différentiel positif.
Ce qui distingue aussi nettement les deux séquences victorieuses du creux de vague, c’est la capacité de l’équipe à combler des retards.
Entre le 17 décembre et le 21 janvier, l’équipe est revenue cinq fois de l’arrière en troisième période, pour aller chercher la victoire.
Dans les 12 dernières rencontres, le Tricolore est revenu deux fois de l’arrière en troisième période, allant ensuite chercher la victoire, dont deux fois contre les Sénateurs mardi. Elle a aussi comblé un retard de deux buts contre les Islanders jeudi, réussissant ainsi à obtenir un point dans une défaite en prolongation.
Le Canadien depuis le retour de la Confrontation des 4 nations
8 V 1 D 3 DP
BP: 43 (3,58)
BC: 29 (2,22)
AN: 27%
DN: 76,7%
Le Canadien entre le 23 janvier et le 9 février
1 V 7 D 1 DP
BP: 18 (2,00)
BC: 37 (4,11)
AN: 20%
DN: 81,8%
Le Canadien entre le 17 décembre et le 21 janvier
13 V 3 D 1 DP
BP: 62 (3,65)
BC: 43 (2,53)
AN: 22%
DN: 84,5%