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Le Canadien encore réduit au silence par la bande du Capitaine Cosmos

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2023-12-08T03:30:51Z

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Pendant deux jours, Martin St-Louis a été appelé à expliquer comment ses hommes allaient parvenir à se défaire du complexe système 1-3-1 des Kings de Los Angeles.

Dumper la rondelle, entrer avec elle en contrôle, la refiler à un défenseur pour qu’il pénètre dans le territoire des Kings à pleine vitesse. Le Canadien a eu beau tenter toutes les options possibles, il n’a pas réussi à percer le mystère. Pas plus que le gardien des visiteurs.

Voyez le point de presse de Martin St-Louis dans la vidéo ci-dessus.

Avec pour résultat que, pour la deuxième fois en 13 jours, le Tricolore a été blanchi par les Kings. Encore une fois au compte de 4 à 0.

« Le pointage est le même, mais on a joué beaucoup mieux. On a saisi comment il fallait jouer contre eux et notre exécution était meilleure, a soutenu Mike Matheson. On a généré des occasions, on a frappé deux poteaux. L’allure du match aurait pu être différente. »

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Avec cette victoire, les troupiers de Todd McLellan, tous portant un déguisement du Capitaine Cosmos à rendre jaloux Claude Steben, ont porté à 11-0-0 leur dossier sur des patinoires adverses. Il s’agit d’un record de la LNH pour amorcer une saison.

Qui détenait l’ancienne marque? Si vous avez répondu les Sabres de Buffalo de la saison 2006-2007, on vous donne deux morceaux de robot.

Le revers est allé au dossier de Samuel Montembeault, premier gardien du Canadien à obtenir deux départs consécutifs depuis le 23 octobre.

Un exemple pour Slafkovsky

Dans notre édition de jeudi matin, le collègue Jean-François Chaumont dressait une comparaison entre les situations de Juraj Slafkovksy et de Quinton Byfield. Deux joueurs au gabarit similaire respectivement sélectionnés au tout premier rang du repêchage (2022) et au deuxième rang (2020).

L’attaquant des Kings a mené les siens avec deux buts et une passe. Sur le premier, Byfield a débordé Kaiden Guhle avant de le bousculer tout en protégeant la rondelle avec son épaule.

L’exemple parfait du type de jeu que pourrait réaliser le Slovaque s’il améliore son coup de patin, la solidité de ses jambes et sa confiance.

D’ailleurs, utilisé à la droite de Cole Caufield et de Nick Suzuki pour un deuxième match consécutif, Slafkovsky s’est bien débrouillé.

Des efforts individuels de sa part ont mené à une punition de Kevin Fiala, à une occasion de marquer de Suzuki (il a touché le poteau) et à une chance en or pour lui-même (il a raté un filet ouvert).

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À un autre moment, il a eu le meilleur sur Phillip Danault, avant de remettre le disque à Caufield dans l’enclave.

Trop d’occasions gaspillées

Ce qui démontre que le Tricolore a tout de même obtenu quelques occasions de marquer... jusqu’à mi-chemin dans le match. Mais contre une équipe hermétique comme les Kings, il faut savoir profiter de chacune d’elles.

Car elles ne se présentent pas souvent. Et une fois qu’ils ont l’avance, ils deviennent encore plus à l’aise.

À force de se buter à un mur impénétrable, on en vient à s’épuiser et à se décourage. Comme ce fut le cas du Tricolore, particulièrement en troisième période.

« En troisième période, à 3 à 0, on a essayé de revenir. On a fait des ajustements. Mais eux aussi, ça fait qu’on a eu quelque chose comme trois tirs au but (quatre, en réalité) », a souligné Montembeault.

Sans solution, le Canadien a été contraint d’être réduit au silence. Comme ce bon vieux Vermicelle.

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