Le Canadien en séries: des affaires d’or pour les commerçants de Montréal
Le calendrier de la série contre les Capitals de Washington a donné un coup de pouce


Mathieu Boulay
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Les commerçants de Montréal et des environs ont profité de la fièvre des séries éliminatoires, alors qu’ils ont presque doublé leur chiffre d’affaires lors des matchs locaux entre les Canadiens et les Capitals de Washington.
Lors des troisième et quatrième matchs de la série, les commerçants montréalais ont enregistré des hausses respectives de 41% et 45% de leurs revenus, selon des données Moneris.
«Lorsque les séries éliminatoires étaient présentées à Montréal, toute la ville se manifestait, mentionne Pasquale Pizzi, responsable des comptes majeurs chez Moneris. Que les partisans soient près de l’aréna ou à l’autre bout de la ville, ils étaient là pour soutenir leur équipe. Et les restaurants ont ressenti cet enthousiasme de façon importante.»
Les restaurants et les bars sportifs de Montréal et des environs ont vibré au rythme des séries pendant une dizaine de jours.
«On a vu une hausse marquée, indique Jean Bédard, président et chef de la direction du Groupe Grandio, qui est propriétaire des restaurants La Cage.
«Les matchs en début de semaine ont eu beaucoup d’impact. Si tu as un match le lundi, qui est une journée tranquille, il est possible que tu doubles ton chiffre d’affaires.»
Pour ce qui est des rencontres qui sont présentées la fin de semaine, elles ont moins d’impact, parce que les restaurants sont généralement plus occupés.
«On a tout de même enregistré une hausse de 15% pour ces matchs», précise Jean Bédard.

Dans une classe à part
Encore une fois, Montréal a confirmé qu’elle était une ville dans une classe à part lorsque ses favoris participent à la danse printanière. Le hockey est rassembleur, et on en a eu une autre preuve durant la série contre Alexander Ovechkin et sa bande.
Elle arrive au premier rang des métropoles canadiennes pour la croissance des dépenses en restauration à la grandeur de la ville durant le premier tour éliminatoire.
Les chiffres de Moneris révèlent aussi que les matchs disputés à l’extérieur n’ont pas généré les mêmes retombées. Par exemple, le 21 avril, les restaurants autour du Centre Bell ont enregistré une baisse de 17% des dépenses et de 9% pour ceux situés dans le reste de la ville.

Une nouvelle tendance
Jean Bédard a remarqué une tendance intéressante depuis la fin de la série Montréal-Washington. Les amateurs continuent de fréquenter ses restaurants même si le Tricolore est éliminé depuis deux semaines.
«Il y a 10 ans, quand le Canadien était éliminé, on assistait à une baisse violente de notre achalandage, indique le patron du Groupe Grandio. Cette année, on n’a pas connu cela.»
Il estime que l’amateur de hockey québécois a changé ses habitudes de consommation. Pour une raison ou une autre, il continue de regarder les autres séries de la LNH pour suivre le parcours des Oilers d’Edmonton, des Maple Leafs de Toronto ou des Jets de Winnipeg.
«Avant, on était des partisans du Canadien uniquement. Lorsqu’il était éliminé, on passait à autre chose, souligne Jean Bédard. Maintenant, on est des partisans de hockey qui aiment le Canadien.»

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