Le Canadien en désavantage numérique depuis cinq matchs: comme être sur une île déserte
L’équipe a accordé 9 buts en 17 occasions


Dave Lévesque
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Le Canadien a accordé trois buts sur quatre en avantage numérique face aux Bruins samedi. On vous laisse deviner ce qui était à l’ordre du jour à l’entraînement lundi.
«On n’est pas connectés, il faut juste qu’on travaille là-dessus», a résumé Martin St-Louis pour expliquer ce qui a cloché contre les «Oursons».
C’est cependant Alexandre Carrier qui a le mieux exprimé ce que ça veut dire concrètement.
«Quand on perd la cohésion, tu te sens sur une île déserte un peu. Tu te sens tout seul, tu n’es pas sûr s’il faut que tu mettes de la pression ou pas. Ce n’est pas sorcier, c’est la communication, être sur la même longueur d’onde et exécuter.»
Ces trois éléments semblent être le mantra mis en place par l’entraîneur des défenseurs, Stéphane Robidas; les fameux règlements internes dont parlent les joueurs.
«On doit juste respecter les règles, a confirmé Phillip Danault, qui s’est trouvé sur la glace pour deux des trois buts en avantage numérique des Bruins. S’il y en a un ou deux qui dorment au gaz, ça va nous coûter en fin de saison, les équipes qui se battent vont capitaliser.»
Période creuse
Le désavantage numérique du Canadien connaît de sérieuses ratées depuis cinq rencontres. Il a flanché neuf fois en 17 occasions pour un taux d’efficacité de 47,1%, le second pire total de la LNH pour la période, tout juste devant celui des Canucks (46,7%).
Lundi, on a consacré une bonne partie de la séance d’entraînement aux unités spéciales.
«Sur les entrées de zone et sur les mises au jeu, on voulait appliquer un peu plus de pression, mais on a peut-être été un peu trop passifs. On a regardé les autres matchs et le gars avait beaucoup de temps pour attaquer le filet ou faire une passe par l’arrière», a soutenu Samuel Montembeault, qui prend une partie du blâme.
«Le gardien est probablement le joueur le plus important en désavantage numérique, il faut aussi qu’on fasse notre travail. Des fois, ce sont de beaux buts et on ne peut pas faire grand-chose, mais il faut qu’on soit solides.»
Avec la retraite de David Savard et les départs de Christian Dvorak et de Joel Armia, ce sont de gros morceaux que le Canadien a perdus dans son unité de désavantage numérique. Armia mène d’ailleurs la LNH avec quatre buts à court d’un homme. Martin St-Louis ne trace pas vraiment de lien entre les départs et les difficultés de son équipe avec un joueur en moins.
«Dans n’importe quel département, tu vas t’améliorer ou régresser, tu ne resteras jamais pareil. En général, si je regarde les unités spéciales, on peut s’améliorer dans les deux départements, mais est-ce qu’on aurait trois victoires de plus? Je ne le sais pas. On est où on est.»