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Le Canadien en 6!

Photo portrait de Jean-Charles Lajoie

Jean-Charles Lajoie

2021-04-14T09:00:00Z

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À condition qu’au premier tour éliminatoire le CH soit opposé aux Maple Leafs de Toronto, vous connaissez ma prédiction. Rassurez-vous, rien de scientifique ou ésotérique. Rien à voir non plus avec la belle victoire de lundi.

Le regretté Pat Burns disait souvent que la pire ronde à gagner était la première. Surtout pour une équipe largement favorite. C’est la ronde de tous les pièges. Et Toronto a le profil presque parfait du colosse aux pieds d’argile. Presque parfait puisque l’acquisition de Nick Foligno change la donne. L’ancien capitaine des Blue Jackets a toujours le nez dans la moutarde. C’est du beau papier sablé. Foligno sera le cadran réveil lorsque la super puissance de Sa Majesté la reine s’endormira.

Rien pour acquis

C’est probablement ce qui me fait écrire Montréal en six et non en cinq. Le Canadien a connu sa part de bas et pas assez de hauts cette saison. Cela confère un avantage net aux Leafs. La nature humaine étant ce qu’elle est, les Bleus risquent fort de tenir les Rouges pour acquis. Surtout au premier tour.

Marc Bergevin était à cran en point de presse lundi en début de soirée. Clairement, le directeur général n’est pas parvenu à compléter la transaction structurante qu’il envisageait. Plusieurs prix étaient réduits, celui payé par les Bruins de Boston pour Taylor Hall carrément dérisoire. D’autres furent exorbitants, comme celui payé par les Capitals de Washington pour obtenir Anthony Mantha.

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À rebours, je me dis qu’aucun joueur ayant changé d’adresse ou ayant été susceptible de le faire lundi n’aurait pu rendre le CH meilleur que les Leafs sur papier. Dans ce cas, était-ce vraiment pertinent de se déshabiller pour faire une autre acquisition ?

Plusieurs ajouts

Marc Bergevin a fait suffisamment d’emplettes depuis la fin de la dernière saison. Il a ajouté expérience et talent à son équipe. Il sait très bien que si l’effectif est en santé et atteint son apogée en simultané, Montréal a une véritable chance de causer du dommage en séries.

En attendant, le public et les observateurs souffrent autant que le patron hockey de l’équipe. C’est pénible de voir les résultats en demi-teintes. Mais est-ce que ce serait la même chose si Jeff Petry jouait avec régularité comme le candidat au trophée Norris des mois de janvier et février ? Si Jonathan Drouin avait juste cinq buts de plus et 30 revirements de moins ? S’il restait encore deux pivots et une deuxième vitesse à Shea Weber ? Si Jake Allen gagnait moins souvent qu’en début de campagne, mais plus souvent que depuis un mois et demi ?

Je sais ça fait beaucoup de « si ». Justement, c’est en la somme des « si » en laquelle je crois pour prétendre à une surprise de taille dès le premier tour éliminatoire. À condition d’affronter les Leafs, ce sera Montréal en six. N’oubliez pas une chose. En séries, les plongeurs Auston Matthews, John Tavares et Mitch Marner ne généreront plus autant de deux minutes ridicules à leurs adversaires... Désolé, mais les fakes de la 401 m’énervent souverainement.

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