Le Canadien échappe un autre point, cette fois à Anaheim: «On dirait que c'est devenu la norme», a dit Martin St-Louis

Jonathan Bernier
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ANAHEIM | Un autre match, un autre point échappé. Pour la deuxième fois en quatre rencontres, le Canadien n’a pas été en mesure de préserver sa mince avance en fin de rencontre.
« On s’est encore tiré dans le pied. On dirait que c’est devenu la norme », a laissé tomber Martin St-Louis au terme de ce revers.
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Le but de Chris Kreider, qui a envoyé le match en prolongation, était le neuvième accordé par le Tricolore dans une situation de cinq contre six. Un sommet dans le circuit Bettman.

Pourtant, pas plus tard que lundi, à San Jose, St-Louis avait convié ses joueurs à quelques exercices pour tenter d’enrayer ce problème.
« On a une structure en place, mais on a dévié et on a offert un tir gratuit à [Jacob] Trouba, a indiqué l’entraîneur-chef du Canadien. Il faut être capable de fermer les matchs. Je veux des gars qui sont capables de le faire. »
Les tirs de la pointe lorsque 11 patineurs se trouvent sur la surface de jeu sont l’occasion parfaite de créer le chaos devant le filet. Ils peuvent être à l’origine d’une déviation, comme ce fut le cas à Anaheim, ou d’un retour.
Onze buts en deux matchs
Comment remédier à la situation ?
« On doit bloquer des tirs, repousser l’adversaire hors de l’enclave, tout faire en notre possible pour aider nos gardiens, a énuméré Brendan Gallagher. On manque également peut-être un peu de robustesse. »
D’ailleurs, ce n’est pas qu’en fin de match qu’il est encouragé d’agir ainsi. Ça devrait être le cas pendant 60 minutes. Manifestement, c’est une notion qui n’est pas maîtrisée ces temps-ci puisque le Canadien vient d’accorder 11 buts lors de ses deux plus récentes sorties.
« On ne peut se permettre ça à ce temps-ci de la saison », a soutenu Noah Dobson.
Tout comme on ne peut pas constamment se péter les bretelles parce qu’on est en mesure de revenir de l’arrière dans les matchs.
« Ce n’est pas le moment de l’année où tu regardes les points positifs. On comprend les erreurs qu’on fait. Il faut les corriger. »
Entêtement coûteux
Il n’y a pas qu’autour de leur filet que les Montréalais ont des lacunes à corriger. En fait, il serait moins nécessaire d’y porter attention s’ils faisaient ce qu’il faut pour y demeurer le plus loin possible.
« Parce qu’on est têtu, on commet trop de revirements en zone neutre, a indiqué St-Louis. Quand tu n’as pas d’espace, tu dois faire confiance à ton échec avant et à ce que tu sais faire en zone offensive. »
« Quand on s’est mis à jouer un match dans les zones plus profondes, ça a mieux été offensivement, a-t-il ajouté. Mais quand tu commets trop de revirements contre une équipe rapide et habile comme les Ducks, tu paies le prix. »
C’est encore plus vrai quand les gardiens en arrachent comme c’est le cas présentement. Cela dit, le Lavallois a refusé de leur jeter la pierre.
« C’est sûr qu’on voit plus la part de responsabilité du gardien, mais sur chaque but, il y a toujours cinq gars devant eux qui peuvent faire un meilleur travail. »