Le Canadien doit accorder une première chance à Reinbacher

Marc de Foy
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On le voit encore plus depuis le retour de la pause olympique. Le Canadien a un urgent besoin d’aide à la défense. La période des transactions étant échue, le temps est venu de rappeler David Reinbacher. La situation le commande.
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Le classement s’est resserré depuis la dernière fin de semaine. Le Tricolore a laissé quatre points sur la table en s’inclinant devant les Sharks de San Jose et les Ducks d’Anaheim.
La défense a paru plus désemparée que jamais.
Comme le répète Martin St-Louis, la défensive est l’affaire des cinq joueurs qui sont sur la glace. Or, il n’y a eu aucune amélioration à ce niveau jusqu’ici cette saison.
La coordination fait défaut. Quand l’adversaire contrôle la rondelle dans le territoire, il peut y rester deux bonnes minutes solides. Les cinq joueurs du Canadien ne savent plus où donner de la tête.
On a beau dire qu’aucun des trois gardiens en place ne fait figure d’un véritable numéro un, ils ne sont pas bien appuyés.
En nette progression
Les rapports en provenance de Laval disent que Reinbacher a pris beaucoup de galon cette saison. On dit qu’il a gagné en confiance et en maturité et qu’il fait sentir sa présence auprès de ses coéquipiers sur le banc et dans le vestiaire.
Ce sont des qualités qu’il ne pouvait développer avant cette saison en raison des blessures qui l’ont tenu à l’écart pendant de longues périodes.
Son rappel comblerait des besoins pressants à la ligne bleue du Canadien. Dans un premier temps, ça permettrait à Lane Hutson de retourner à sa position naturelle de défenseur gaucher.
Sa présence donnerait aussi du tonus à une brigade défensive qui manque de robustesse. À six pieds trois pouces et 210 livres, l’arrière autrichien est capable de diriger la circulation dans sa zone.
C’est le travail de tout défenseur de nettoyer le devant de son filet et d’imposer une présence physique le long des rampes. On ne peut pas dire que c’est une force chez les défenseurs actuels.
Ça manque de chien.
Guhle n’est pas lui-même
Kaiden Guhle s’affirme habituellement dans cette facette du jeu, mais il n’est pas lui-même depuis son retour au jeu.
On se rappellera qu’il a subi, en novembre dernier, une déchirure partielle du muscle adducteur qui a nécessité une opération. Il faut habituellement beaucoup de temps pour se rétablir complètement de ce type de blessure.
Noah Dobson pourrait en donner plus à ce chapitre.
Mais peu importe ce qui arrive, le spectacle doit continuer et, au moment où on se parle, le Canadien n’est pas sorti de l’auberge. Il sera en mode éliminatoires lors des 16 matchs restants à son calendrier.
Des matchs de quatre points l’attendent contre les Bruins, mardi au Centre Bell, et contre les Red Wings, jeudi soir à Detroit.
Samedi, Patrick Roy s’amènera en ville avec sa bande des Islanders.
Le Tricolore devra puiser au fond de ses énergies pour maintenir sa place dans le tableau des équipes en lice pour les séries.
Même si personne n’avait prévu avant la saison un défilé de la coupe Stanley sur la rue Sainte-Catherine, en juin prochain, ce serait dommage que le Canadien ne soit pas de la danse printanière.