Le Canadien devra trouver le moyen de mettre Andersen à l’épreuve

Marc de Foy
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Commençons sur une note positive. Lane Hutson est apparu bien portant au point de presse du Canadien, dimanche, en Caroline. C’est la meilleure nouvelle que les amateurs pouvaient recevoir à la veille du troisième match de la finale de l’Association de l’Est.
Pouvez-vous imaginer si on avait annoncé que la saison du jeune défenseur était terminée ?
On aurait fermé les livres.
Revenons à samedi.
Bizarre !
Après la victoire des Hurricanes, tout le monde s’entendait pour dire que l’on venait de voir la meilleure version de la formation dirigée par Rod Brind’Amour. Or, les Canes l’ont emporté par un tout petit but, lequel a été inscrit en prolongation de surcroît à la suite d’un revirement causé par Oliver Kapanen.
Vous aurez remarqué, soit dit en passant, que Martin St-Louis n’a pas aimé se faire demander ce que Kapanen faisait sur la glace à ce moment-là. Kapanen est reconnu pour bien jouer des deux côtés de la rondelle, mais le jeu des séries semble trop rude pour lui.
À cet égard, il rappelle Kjell Dahlin, qui, à sa première saison avec le Canadien, avait marqué 32 buts avant de disparaître dans les séries. Séries qui s’étaient soldées par la conquête inattendue de la Coupe Stanley de 1986.
Hutson, Carrier et Dobson ciblés
Au bout du compte, la logique a prévalu samedi.
Les Hurricanes étaient la meilleure équipe sur la glace. Les attaquants s’en sont donné à cœur joie contre les défenseurs du Canadien. Alexandre Carrier a encaissé six mises en échec, Hutson cinq et Noah Dobson huit, le tout pour un total de 19.
En tout et pour tout, les Hurricanes en ont distribué 46, c’est-à-dire pratiquement le triple du Tricolore, qui a terminé la soirée avec seulement 16. Jordan Staal a été le plus actif avec 10, suivi de K’Andre Miller et Andrei Svechnikov avec six chacun et de Sebastian Aho avec cinq.
On se serait cru à un match de la série entre le Canadien et les Capitals de Washington, l’an dernier.
Pas toujours à l’aise
Avant de prendre le vol de retour vers Montréal, dimanche, Martin St-Louis a déclaré que le défi qui se dresse devant son équipe « est surtout d’ordre mental ».
S’il est acquis, comme St-Louis l’a concédé lui-même, que les Hurricanes décocheront toujours plus de tirs, les siens devront trouver un moyen de s’approcher davantage de Frederik Andersen.
La clé, c’est là qu’elle se trouve.
Le vétéran gardien est bon, certes, mais il est battable. Il ne semble pas toujours à l’aise devant son filet. On l’a vu dans le premier match et le fait demeure qu’il a accordé deux buts en seulement 12 tirs, l’autre soir.
Ce sera aux joueurs du Canadien d’entrer dans la zone chaude, pas juste au trio d’Alexandre Texier, Phillip Danault et Josh Anderson. Ces trois-là connaissent des séries extraordinaires. Ils totalisent 25 points et montrent un différentiel positif de plus 26.
Ils sont de l’or en barres !
Cependant, Texier mérite une mauvaise note pour le coup de bâton qu’il a asséné dans les bijoux de famille de K’Andre Miller en fin de deuxième période.
Or, les arbitres ont jugé qu’il ne s’agissait pas d’un dardage. Texier s’est vu infliger plutôt une pénalité pour avoir cinglé.
Chanceux, Alex.
Changements à prévoir
Le trio Caufield-Suzuki-Slafkovsky a pour sa part connu une soirée bien tranquille après avoir fait flèche de tout bois dans la première rencontre.
Les trois n’ont obtenu que quatre tirs au but.
Passons à la question de l’heure : St-Louis apportera-t-il des changements pour le troisième match au Centre Bell ?
On peut penser que Joe Veleno sera appelé à remplacer Kapanen, mais je ne détesterais pas voir Brendan Gallagher à la droite de Kirby Dach, au centre, et de Zachary Bolduc sur le flanc gauche.
Gallagher pourrait stimuler Bolduc et Dach, dont les niveaux d’intensité sont comme le climat de ce mois de mai.
À la défense, Arber Xhekaj pourrait refroidir les ardeurs des attaquants des Hurricanes.