Le Canadien aurait réalisé l’un des vols du repêchage de 2023 en sélectionnant Jacob Fowler


Jonathan Bernier
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ARLINGTON, Virginie | Jacob Fowler a fait écarquiller bien des yeux à sa première saison dans la NCAA.
À 18 ans, il s’est rapidement imposé comme le gardien numéro un des Eagles de Boston College. Il a mené son équipe à une seule victoire du championnat national en vertu d’un dossier de 32-6-1.
Son éclatante saison lui a valu d’être finaliste pour l’obtention du trophée Mike-Richter, remis au gardien de l’année dans la NCAA, et d’être nommé sur l’équipe d’étoiles de la conférence de l’Est.

De plus, il a remporté l’or avec l’équipe junior américaine. Déjà un beau palmarès pour celui que le Canadien a sélectionné au 69e rang du repêchage de 2023.
«Je pense qu’il sera l’un des vols de ce repêchage, a lancé Will Smith, sans détour, dans un corridor du complexe d’entraînement des Capitals de Washington. C’est une valeur sûre. Je ne crois pas que les gens réalisent à quel point il est bon.»
Le premier choix des Sharks (quatrième au total) lors de ce même encan est bien placé pour savoir de quoi il parle puisqu’il a été le coéquipier de Fowler autant à Boston College qu’avec l’équipe américaine.
«Je ne me suis jamais senti aussi à l’aise avec un gardien derrière moi», a-t-il soutenu.
Plus tôt que prévu?
Des propos qui ont rejoint ceux de Cutter Gauthier, également coéquipier de Fowler au niveau universitaire.
«Si on fait une erreur, c’est facile de ne pas paniquer quand tu sais que c’est lui qui est devant le filet», a indiqué Gauthier.
Étant sans doute lui-même son critique le plus sévère, Fowler avait insisté, lors de son passage à Brossard pour le camp de développement du Canadien, qu’il avait l’impression d’accorder un mauvais but par match. Une mauvaise habitude qu’il souhaitait corriger.
À la lumière de l’opinion que ses coéquipiers ont à son sujet, ça ne semble pas être une lourde carence.
«C’est probablement le meilleur gardien avec qui j’ai joué, a martelé Gauthier, espoir des Ducks d’Anaheim. Il est unique tant sur la glace qu’en dehors de la patinoire. Il soigne tellement sa technique, ça se voit dans son jeu.»
En théorie, il reste encore trois ans au stage de Fowler avec les Eagles. Toutefois, il ne serait pas le premier à faire le saut plus tôt chez les professionnels. Surtout s’il continue de dominer comme il l’a fait l’hiver dernier.
C’est le choix qu’avaient fait Cayden Primeau et Jakub Dobes, malgré des statistiques un peu moins impressionnantes, après deux saisons dans la NCAA.