Le Canadien absent à l’intronisation de Georges Vézina comme personnage historique: «Ils devraient faire preuve de plus d’ouverture», déplore la famille

Kevin Dubé
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SAGUENAY | Le gouvernement provincial a officialisé l’entrée de Georges Vézina comme personnage historique du Québec, vendredi, à Saguenay, mais c’est d’abord et avant tout l’absence d’un représentant du Canadien de Montréal qui a retenu l’attention, particulièrement celle des membres de la famille Vézina.
Malgré une invitation, aucun membre de l’organisation du Tricolore n’était sur place. Son seul commentaire a été fait par le biais d’une déclaration de la présidente des sports et du divertissement du Groupe CH, France Margaret Bélanger, incluse dans le communiqué de presse officiel.
« J’aurais aimé que M. Molson soit ici parce que j’aurais aimé lui glisser un petit mot en coulisses afin de savoir quand le chandail de Georges Vézina se retrouverait aux côtés des autres célébrités, au plafond du centre Bell », a mentionné le petit-fils de Georges Vézina, Yvon Vézina.
« Je pense qu’ils devraient faire preuve de plus d’ouverture », a-t-il déploré.
Une injustice ?
Vézina est officiellement devenu, vendredi, le troisième sportif à obtenir le statut de personnage historique du Québec, après Louis Cyr et Maurice Richard.
Il prête également son nom au trophée remis annuellement au meilleur gardien de la LNH, ainsi qu’à l’amphithéâtre où évoluent les Saguenéens de Chicoutimi. Il a aussi fait partie de la première cohorte de joueurs intronisés au Temple de la renommée du hockey, lors de son ouverture en 1945.
Malgré tout, son numéro n’a pas été retiré par le Tricolore et le sujet est de retour à l’avant-plan depuis quelques années, particulièrement depuis qu’une biographie historique, de l’auteur Mikaël Lalancette, a rappelé à quel point Vézina avait marqué sa génération, et ce, bien avant les Richard, Beliveau et compagnie.
« Si la culture du retrait de chandail avait existé lors du décès de Georges Vézina en 1926, son chandail aurait été retiré sur-le-champ. C’est une erreur historique et espérons qu’un jour elle sera corrigée », a mentionné l’auteur du livre Georges Vézina, l’Habitant silencieux.
Il n’est pas trop tard, croit la famille
Pour Yvon Vézina, l’honneur que lui a rendu le gouvernement du Québec pourrait être l’élément déclencheur qui poussera le CH à finalement l’honorer, plus de 100 ans après sa mort.
« Ça va peut-être les forcer à prendre conscience que ç’a été l’un des premiers joueurs qui ont eu cette importance-là. Ce serait le temps qu’ils fassent un petit effort. »
M. Vézina déplore d’ailleurs que sa famille n’ait jamais été contactée par l’organisation du CH ni même invitée au centre Bell afin d’honorer leur grand-père.
« C’est dommage. J’aurais aimé ça, une fois dans ma vie, être invité et aller au centre Bell. Pas pour me péter les bretelles, mais pour le plaisir d’être là et pouvoir dire devant le monde qu’on a un petit-fils de Georges Vézina. »