Le Canadien a son Aleksander Barkov, il doit maintenant trouver son Sam Bennett


Dany Dubé
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L’émergence de Nick Suzuki en tant que récipiendaire du trophée Selke me fait penser à celle d’Aleksander Barkov, il y a quelques années, avec les Panthers de la Floride. Maintenant, si le CH veut, comme les Panthers, remporter la coupe Stanley, il devra trouver son Sam Bennett.
Barkov a été reconnu comme meilleur attaquant défensif dans la LNH pour la première fois en 2021, au moment où les Panthers formaient encore une jeune équipe en pleine progression, un peu comme le CH présentement. Il a gagné son premier Selke à 26 ans... comme Suzuki.
Puis, à partir de 2022, les Panthers ont ajouté Anton Lundell, ensuite, Sam Bennett pour créer une ligne de centre qui a permis à Barkov de réellement émerger comme l’un des meilleurs à sa position. Les Panthers ont atteint la finale en 2023, puis gagné la coupe les deux années suivantes, saisons au cours desquelles Barkov a mis la main sur le Selke.
Kapanen peut-il être Lundell ?
Je pense que le chemin aurait été beaucoup plus ardu pour les Panthers s’ils n’avaient pas fait l’acquisition de Sam Bennett.
Un duo Barkov-Lundell sur les deux premiers trios n’aurait pas offert autant de profondeur aux Panthers ni permis à leurs trois joueurs de centre de se retrouver dans la meilleure situation pour leurs capacités.
C’est un peu ce qu’on vit chez le Canadien, présentement. Même si Oliver Kapanen n’a pas connu de bonnes séries, et que l’équipe a pris la décision de l’écarter de l’échiquier en fin de parcours, je persiste à croire qu’il a un avenir avec le Tricolore. On semble oublier qu’il a marqué 22 buts à sa saison recrue. Il pourrait, à mes yeux, être l’Anton Lundell du CH, s’il parvient à améliorer son jeu défensif.
Mais il manquerait quand même un Sam Bennett.
Pas urgent, mais pressant
La présence du jeune Kapanen, jumelée au bon travail de Jake Evans et Phillip Danault en séries fait en sorte que le CH n’a pas l’obligation de bouger extrêmement rapidement. On peut se permettre de débuter la saison avec la même ligne de centre.
Mais il faudra trouver une solution avant le début des séries et, parfois, les joueurs qui cadrent le mieux ne sont peut-être pas les noms les plus spectaculaires.
Je suis convaincu que la tenue de Jordan Staal en finale de la Coupe Stanley fait réfléchir la direction du CH parce qu’il s’agit exactement du profil de joueur qu’ils recherchent, à mon avis.
À quel prix ?
Je ne crois pas que le Canadien soit à la recherche d’un joueur unidimensionnel offensif, mais plutôt d’un joueur qui, oui, va amener de l’offensive sans faire de compromis défensivement.
Et ça ne veut pas dire que le prix sera faramineux. Bennett, quand il est arrivé en Floride, était un ancien quatrième choix au total qui n’avait pas été en mesure de trouver la bonne opportunité à Calgary. Les Panthers l’ont donc acquis en retour d’Emil Heineman et un choix de deuxième ronde.
Quatre ans plus tard, il remportait le trophée Conn-Smythe.
Ça marche !

Les Hurricanes font preuve de beaucoup d’opportunisme en avantage numérique. En finale, ils ont inscrit six buts en avantage numérique et, de ce nombre, quatre ont eu une incidence directe sur le résultat du match, que ce soit parce que ce fut un but égalisateur, un but qui leur donnait l’avance ou un but gagnant.
Ça ne marche pas...

Les Golden Knights vont avoir besoin d’un Carter Hart renouvelé s’ils espèrent renverser la vapeur. Alors qu’on dit souvent que ton meilleur joueur en infériorité numérique doit être ton gardien, Hart présente un pourcentage d’efficacité de 0,714 en pareille situation, en finale.