Le Canadien a plus que du talent: il a fait preuve de beaucoup de caractère contre les Canucks
Ivan Demidov a déstabilisé les Canucks avec ses multiples talents

Dave Lévesque
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VANCOUVER | Quand les Canucks ont pris l’avance 2 à 0 avant d’atteindre la moitié du match samedi, on se disait que le Canadien ne s’en remettrait probablement pas. Nous avions tort.
Pourtant, les signes étaient là. L’équipe n’était pas aussi combative qu’à son habitude, elle n’était pas aussi rapide, les sorties de zone étaient plus qu’ardues et les séquences en attaque étaient rares et courtes.
Tout indiquait que l’équipe, malgré son talent évident, avait un mauvais match dans le corps et c’est le genre de chose qui peut se produire quand on dispute une troisième rencontre en quatre soirs au cours d’un voyage dans l’Ouest.
«On manquait un peu de gaz, mais on est allés chercher ça d’une autre manière», a résumé Martin St-Louis après la victoire de 4 à 3 de son équipe samedi.
Pas de panique
Alors qu’on pensait le Canadien battu, surtout que les deuxièmes périodes ont été difficiles depuis le début de la saison, les jeunes loups de St-Louis ont commencé à retrouver leurs esprits.
Ç’a commencé par un but en avantage numérique alors qu’il restait un peu moins de cinq minutes à jouer à la période médiane. Puis le Tricolore est revenu transformé après le nettoyage de la surface glacée et a amorcé la troisième période avec plus d’aplomb pour enfiler trois autres buts sans réplique.
C’est exactement le genre de match que cette équipe aurait perdu pas plus tard qu’il y a un an. Nick Suzuki, auteur du premier but, a bien expliqué ce qui a fait tourner le vent.
«Avant, nous paniquions, mais nous avons grandi et pris de la maturité en tant que groupe. Ç’a été un effort très mature ce soir.»
Caractère
C’était déjà la quatrième fois cette saison que le Canadien comblait un retard pour empocher les deux points. Cette équipe n’abandonne pas même quand ça va mal.
La résilience est certes un terme galvaudé, mais il n’y a pas vraiment de meilleure façon de décrire ce qui habite cette formation. On pourrait aussi parler de combativité, de désir de vaincre, mais surtout de caractère. C’est un beau mélange qui produit des résultats pour le moment et qui est encourageant pour la suite des choses.
Les standards semblent aussi très élevés. C’est la marque de commerce de Martin St-Louis et ses joueurs y adhèrent. Prenez ce commentaire de Juraj Slafkovsky au sujet de l’attaque à cinq, qui a inscrit les deux premiers buts de l’équipe à Vancouver.
«Nous devons jouer comme ça en avantage numérique tous les soirs. Si nous avons trois occasions, nous devons marquer au moins un but.»
Magique
Et il y a la performance d’Ivan Demidov, qui a récolté un but et deux aides dans cette victoire. C’est quand il dispute un match comme celui-là que l’on comprend pourquoi les partisans du Canadien sont si fébriles.
«Il a les instincts offensifs et il a les atouts pour faire ce que son cerveau lui dit. Il a joué un excellent match», a insisté Martin St-Louis.
Celui-ci désire que ses joueurs soient prévisibles pour leurs coéquipiers. Demidov est tout sauf prévisible, du moins pour l’adversaire, avec ses feintes, son jeu de pieds et son regard fuyant. Il a déstabilisé les Canucks.
«Peut-être que l’autre équipe ne s’attend pas à ça, mais il a ses choix de jeu, il est capable de vendre quelque chose pour ouvrir autre chose. Les gars le savent qu’ils doivent être prêts», résume St-Louis.