Le Canadien à Mont-Tremblant: une chaise à gagner pour Alex Barré-Boulet


Jonathan Bernier
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MONT-TREMBLANT | C’est le fun, Tremblant. Le décor est enchanteur, la cuisine est savoureuse et les allées de golf sont éclatantes. Mais au-delà du plaisir, il y a du travail à faire et des places à gagner.
Parmi ces dernières, il y a celle qui implique Alex Barré-Boulet. L’attaquant acquis sur le marché des joueurs autonomes se bat pour la place de 12e et 13e attaquants avec Michael Pezzetta, Emil Heineman et Oliver Kapanen.

Évidemment, la blessure subie par Patrik Laine a libéré un poste supplémentaire en attaque. Néanmoins, jusqu’à maintenant, ça se passe très bien pour le Québécois.
Lors du dernier match préparatoire, il a montré que son travail défensif pouvait mener à des occasions de marquer pour ses compagnons de trio. Mais la compétition est féroce.
«Je suis aussi proche que loin. J’ai encore du travail à faire pour pouvoir faire partie de l’équipe au premier jour de la saison», a lancé l’attaquant de 27 ans.
Jamais repêché, Barré-Boulet a fait partie de l’organisation du Lightning pendant six saisons. Il a joué 68 matchs dans la LNH, dont deux avec le Kraken de Seattle.
Au mauvais endroit
C’est surtout dans la ligue américaine qu’il s’est fait valoir en connaissant trois saisons de plus de 20 buts et une campagne de 84 points.
Il faut dire qu’il est arrivé dans une période où la formation floridienne était paquetée. Dans plus de la moitié des autres organisations, il aurait possiblement été un joueur régulier.
Il continue quand même d’apprendre.
«Je travaille fort. Je prends exemple sur les vétérans. Je regarde les petits détails qu’ils s’appliquent à faire durant les entraînements. Les choses qu’on fait un peu moins dans la ligue américaine, mais qui font la différence.»
Martin St-Louis en est un autre de qui il peut s’inspirer. Il avait 25 ans lorsque son chemin de croix dans les mineures s’est officiellement terminé.
«J’en ai parlé un peu avec lui. Il a vécu une expérience similaire. Il faut continuer d’y croire, parce que le jour que tu arrêtes de le faire, c’est le jour où ça se finit. »