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Le Canadien a les ressources

Le Canadien et les Maple Leafs s’affronteront 10 fois cette saison.
Le Canadien et les Maple Leafs s’affronteront 10 fois cette saison. Photo d’archives, Martin Chevalier
Photo portrait de Yvon Pedneault

Yvon Pedneault

2020-12-24T10:00:00Z

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Marc Bergevin a joué les bonnes cartes. Il n’avait aucune idée de ce que l’avenir réservait aux équipes de la Ligue nationale. Il ne savait pas que sa formation évoluerait dans la division canadienne, simplement parce qu’elle n’existait pas.

Mais il voulait une équipe capable de rivaliser avec ses rivales de l’Association de l’Est.

Il a donc misé sur la profondeur.

Aujourd’hui, il doit se féliciter d’avoir fait des choix importants et d’avoir déployé la stratégie de miser sur la jeunesse et aussi de s’assurer que chaque position était comblée avec des joueurs de qualité.

Il avait donc les ressources pour aller au front, sauf que le défi qu’il avait prévu est différent.

La pandémie fait en sorte que le Canadien évoluera dans une division qui exigera de la profondeur et qui inévitablement favorisera les équipes misant sur l’équilibre des forces.  

Départ ardu

Si vous consultez le calendrier de la saison 2021, vous réaliserez rapidement que la tâche sera ardue... mais aussi emballante pour toutes les équipes. Et le Tricolore sera parmi les organisations les mieux disposées à affronter un tel défi.

Le Canadien disputera six matchs à l’étranger dès le départ. Six matchs en 11 jours. Il faudra un départ réussi.

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Puis, on prévoit en mars six matchs à Vancouver, à Calgary et à Winnipeg. À noter, 17 des 27 derniers matchs de la saison seront présentés au Centre Bell.

Deux événements retiennent l’attention. Les Oilers d’Edmonton et Connor McDavid seront à Montréal pour y disputer trois matchs les 22, 24 et 26 mars.

Et, pour rendre la rivalité entre le Canadien et les Maple Leafs encore plus intense, le CH inaugurera la saison à Toronto, le 13 janvier. Il disputera 10 matchs contre les Leafs, et les deux formations s’affronteront en trois occasions pour compléter le calendrier. Si les deux équipes s’affrontaient en séries éliminatoires (les quatre premières formations obtiennent un laissez-passer), et que la série nécessitait sept matchs, Montréal et Toronto disputeraient 10 matchs de suite.

Il est clair que les changements apportés au cours de l’entre-saison donnent au Canadien la possibilité de compétitionner à un haut niveau. Il possède les effectifs pour surmonter les obstacles.

Ça promet.

L’ART DE MARQUER

Cole Caufield n’a pas connu le succès escompté l’an dernier au Championnat mondial de hockey junior.

Son entraîneur, qui l’a boudé en plusieurs occasions, a d’ailleurs payé le prix pour son manque de jugement. On lui a signifié la porte de sortie.

Cette saison, Caufield semble avoir convaincu les dirigeants de l’équipe des États-Unis qu’il peut exercer un impact important au sein de la formation.

J’ignore si le match préparatoire contre l’équipe de la Finlande est une indication de ce que Caufield réserve à ses rivaux, mais il a démontré à quel point il est un marqueur né.  

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Évidemment, on s’inquiète toujours au sujet de son gabarit alors que dans la Ligue nationale il se retrouvera dans un monde de géants. Et, l’an dernier, les joueurs au petit gabarit n’ont pas nécessairement réussi à se démarquer.

Sauf que Caufield possède un talent particulier. Il peut marquer de tous les angles, il possède du flair, son deuxième but nous a démontré qu’il est un ailier sachant où il pourra récupérer la rondelle avant de battre le gardien avec un tir du revers.

Des choses qu’on n’enseigne pas, c’est un talent inné.

Pourra-t-il maintenir la cadence ?

À suivre... 

Frolik : bon, pas cher

Michael Frolik a connu ses meilleures années.

On ne se contera pas d’histoire. Et possiblement que Frolik le reconnaît.

Donc, avec un contrat de 750 000 $ pour la prochaine saison, il est l’exemple de ce que sera le « taxi-squad » des équipes de la Ligue nationale. Bergevin n’a pas tardé à réagir en apprenant que les organisations auront la possibilité de hausser le nombre de joueurs pouvant voyager avec l’équipe.

Frolik possède un bon gabarit, 6 pi 1 po, et il évolue à l’aile gauche.

Autre point, le directeur général pourra inviter les joueurs identifiés, notamment ceux ayant les meilleures chances d’être promus au cours des prochains mois... mais d’un autre côté, il ne veut surtout pas influencer leur développement.

La solution demeure donc de leur fournir du temps de jeu et ce n’est pas dans le « taxi-squad » qu’ils pourront accélérer leur progression.

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Quant à lui, Frolik se veut un dépanneur avec un curriculum vitæ fort chargé. Au cours des dernières saisons, il a passé du temps à Calgary, à Winnipeg et à Buffalo, entre autres. Il a gagné la coupe Stanley à Chicago. Il en sera à sa 13e saison.

C’est un joueur qui donnera encore plus de profondeur à la formation du Canadien, un élément très important quand on s’apprête à disputer 56 matchs en moins de 115 jours.

Et, comme c’est son habitude, Marc Bergevin continuera son magasinage en quête d’aubaines...

Adam Silver : message clair

J’ose espérer que Gary Bettman en a pris bonne note.

Adam Silver, le commissaire de la NBA, a clairement indiqué que son circuit ne tentera pas d’acquérir de la part des compagnies pharmaceutiques des vaccins pour combattre le coronavirus.

Au cours des dernières semaines, les rumeurs ont circulé voulant que la Ligue nationale de hockey ait pris des informations au sujet du vaccin. Plusieurs entreprises privées se sont également renseignées sur les modalités à suivre pour l’achat d’un vaccin.

Or, Silver a été clair, la NBA respectera le protocole du gouvernement américain et les joueurs devront respecter les règles, comme tous les citoyens du pays.

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