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Le Canadien a le goût du risque quand il tire de l’arrière

L’équipe joue bien quand elle a le dos au mur

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2026-01-19T19:47:50Z

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Le Canadien est le spécialiste des remontées et il l’a démontré encore une fois samedi soir, contre les Sénateurs.

Tirant de l’arrière 5 à 3 en fin de troisième période, le Canadien a trouvé une autre façon de gagner. Martin St-Louis a notamment parié en retirant son gardien avec quatre minutes à jouer.

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«Si tu tires de l’arrière et que tu cours après le temps, ton niveau de risque monte un peu», a expliqué St-Louis, dont la manœuvre a fonctionné puisque Juraj Slafkovksy a inscrit le quatrième but de l’équipe alors qu’elle attaquait avec six joueurs contre cinq.

Après avoir vu Alexandre Carrier créer l’égalité, le Canadien s’est retrouvé en prolongation, où Cole Caufield a fait ce qu’il fait de mieux, c’est-à-dire inscrire le but gagnant. Il mène la LNH pour les buts gagnants en prolongation (4). Il est second, en compagnie de trois autres joueurs, pour les buts gagnants (6) cette saison. Steven Stamkos, des Predators, en a sept.

Résilience

Si le Canadien domine la LNH pour les victoires après avoir tiré de l’arrière (15), dont sept occasions en troisième période, c’est en raison de la force de caractère de ses joueurs, estime St-Louis.

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«C’est un groupe résilient, a-t-il mentionné dans l’antichambre du vestiaire lundi matin. Nous essayons de nous mettre dans des situations où nous n’avons pas à être résilients. Quand on regarde autour de la ligue, une avance de deux buts n’est pas sécuritaire de la façon dont le hockey est joué maintenant. Les défenseurs s’impliquent plus, les équipes retirent leur gardien plus tôt, il y a une possibilité de faire une poussée tard dans la rencontre et je crois que nous avons les joueurs pour le faire.»

Cole Caufield croit néanmoins qu’il est possible d’éviter de se retrouver dans ces situations tendues.

«Que ce soit rester en dehors du banc de punition, défendre un peu mieux ou être plus mature en possession de la rondelle, ce sont toutes des choses qui peuvent nous aider à nous séparer plus tôt au pointage. On ne veut pas toujours être en train de courir après le match, c’est quelque chose qu’on peut corriger.»

Cela dit, il y a une certaine part d’intangibilité et Jake Evans croit que ce n’est pas facile de la gérer.

«C’est difficile de conserver une avance et quand tu mènes, d’une certaine façon tu changes des choses dans ta façon de jouer pour t’y accrocher. Il y a tellement de talent dans la ligue que si tu attends l’autre équipe, les gars vont te le faire payer.»

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