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Le Canadien a fini par se brûler

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-01-24T05:00:00Z

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DETROIT | On se doutait que ça allait se produire un moment donné. Dix fois au cours des cinq dernières semaines, le Canadien est parvenu à signer une victoire, malgré un faux départ ou après avoir accordé le premier but. Dix fois sur les 13 victoires acquises au cours de cette période.

C’est beau la confiance et la résilience, mais ces deux concepts ont des limites. À force de jouer avec le feu, on finit par se brûler. C’est en plein ce qui est arrivé hier soir à Detroit. Les Red Wings ont inscrit les trois premiers buts du match, infligeant un revers de 4 à 2 au CH.

C’était l’un de ces soirs où rien ne tournait rondement. Particulièrement en territoire défensif pendant les 30 premières minutes. La paire formée de Mike Matheson et de Lane Hutson en a arraché près de son gardien. Une fois la ligne bleue passée, ça allait. Mais quand venait le temps de défendre le territoire, c’était une aventure qui s’amuse à faire la vie dure.

Ce ne fut rien pour alléger le fardeau de Samuel Montembeault et ça reflète bien le fait que le Canadien occupe le cinquième rang parmi les équipes qui accordent le plus de tirs du bas de l’enclave.

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Pour revenir à Hutson, ce n’était pas sa soirée. Le premier but des Wings fut le fruit d’une bataille perdue en fond de territoire. Plus tard, l’un de ses tirs a été bloqué par Simon Edvinsson, ce qui a permis à Andrew Copp de marquer en échappée.

Pour ajouter au plat, il a vu sa séquence de matchs avec au moins un point et au moins une passe s’arrêter à neuf. Et il a visité le cachot.

La pression était forte

Il n’est pas le seul à blâmer. Arber Xhekaj a également connu une soirée difficile. Même Alexandre Carrier a éprouvé des ennuis. C’était son match le moins convaincant depuis son acquisition, survenue curieusement lors de la dernière présence du Tricolore dans la ville de l’automobile.

On était alors le 19 décembre et la troupe de Martin St-Louis s’apprêtait à balayer la série aller-retour face aux Red Wings. Deux victoires qui ont donné un élan à la séquence de 16 matchs (12-3-1) qui a permis aux Montréalais de se replacer dans la course aux séries éliminatoires.

Voilà ce que les Wings, maintenant dirigés par Todd McLellan, devaient avoir en tête en prévision de cette visite. Ils ont attaqué dès le départ, mitraillant Montembeault de 17 tirs au premier vingt. Une pression difficilement soutenable.

Le Tricolore s’est ressaisi par la suite, mais le mal était déjà fait.

La mise en garde de Savard

En matinée, David Savard avait bien pris soin de mettre tout le monde en garde à propos des risques liés à l’indiscipline.

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«Dernièrement, on écope de trop de punitions. Ils ont des joueurs qui prennent beaucoup de confiance en touchant à la rondelle. Notre unité d’infériorité numérique fait du bon travail, mais il faudra faire attention», avait averti le défenseur.

Disons que la consigne n’a pas été suivie à la lettre. Le Tricolore a écopé de quatre punitions, dont celle décernée à Juraj Slafkovsky, en zone offensive, alors que Montembeault était rentré au banc au profit d’un sixième attaquant.

Officiellement, les locaux ont profité d’une seule d’entre elles. Lors du but de Dylan Larkin. Sauf que Kirby Dach n’avait pas encore eu le temps de revenir dans la mêlée quand Alex DeBrincat a marqué son 20e de la saison.

Comme si ce n’était pas suffisant, le but de Copp, mentionné plus haut, a été inscrit en désavantage numérique.

C’est dommage parce que le Canadien avait l’occasion d’éloigner de la course l’un de ses poursuivants. Il était question d’un de ces fameux matchs de quatre points. En plus de ne pas être en mesure de semer les Wings un peu plus, les Montréalais ont raté une belle chance de se hisser au troisième rang de la division Atlantique et de devancer le Lightning, les Blue Jackets et les Rangers.

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