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Le Canadien a eu des doutes sur sa gestion de Juraj Slafkovsky: «On se disait, crime, peut-être qu’on a fait une erreur»

Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2026-04-09T11:19:40Z

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Juraj Slafkovsky est devenu ou est en train de devenir, à tout le moins, le joueur que le Canadien voyait en lui quand il a pris la décision de le réclamer au tout premier rang du repêchage de 2022.

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La route a été parfois sinueuse, toutefois. Au Sick Podcast, du collègue Tony Marinaro, Kent Hughes a reconnu mercredi soir que l’organisation s’était, à certains moments, posé des questions sur la façon dont ils avaient géré le développement du colosse slovaque.

Rappelons que l’organisation avait pris la décision de le garder à Montréal dès le jour un et n’avait jamais opté pour un renvoi à Laval.

Les premières saisons de « Slaf » ont été parsemées de hauts et de bas, soulevant parfois une vague de doutes chez les partisans de l’équipe, qui voyaient notamment Logan Cooley, repêché troisième en 2022, éclore plus rapidement avec les Coyotes de l’Arizona, puis le Mammoth d’Utah.

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« Il y a des matchs où on se disait : “Crime, peut-être qu’on a fait une erreur” », a reconnu Hughes au micro de Marinaro.

L’attitude pour réussir

Hughes estime que l’une des raisons qui justifiaient, à l’époque, la décision de garder Slafkovsky dans la LNH était que l’organisation croyait dans la capacité de Slafkovsky à vivre avec la pression d’être un premier choix au total, à Montréal.

« L’une des choses qui m’ont sauté aux yeux à propos de “Slaf” dès notre première rencontre avec lui au Combine à Buffalo, c’est qu’il est un jeune très confiant et même parfois têtu, de la bonne façon. On l’a vu après qu’il a été repêché, j’ai trouvé qu’il avait géré ça de brillante façon. [...] On avait l’impression qu’il était équipé pour gérer la pression d’être le premier choix au total à Montréal.

« Ce qui nous inquiétait, c’est qu’il était tellement gros et fort, ce qui faisait que dans des niveaux inférieurs, il pouvait s’en tirer sans avoir à faire les changements à son jeu qu’on voulait qu’il fasse pour devenir le joueur qu’on croyait qu’il pouvait devenir. Pour ces raisons, on a décidé de le garder ici. Nous étions dans un processus de reconstruction et il pouvait faire des erreurs et quand même retourner sur la patinoire. »

Le CH semble finalement avoir pris la bonne décision, puisqu’à sa quatrième saison, Slafkovsky a éclos comme un attaquant de puissance dominant. Il compte 69 points, dont 29 buts jusqu’ici, en 78 matchs.

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