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Défaite contre le Kraken en prolongation: le Canadien a eu ce qu’il méritait

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-03-13T11:12:48Z

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SEATTLE | Le Canadien a conclu son voyage de quatre matchs dans l’ouest du continent en subissant un deuxième revers en prolongation. Si, à Edmonton, il avait pu espérer un meilleur sort, mercredi soir, face au Kraken, il a eu ce qu’il méritait. Et même peut-être plus. 

La troupe de Martin St-Louis a largement dominé la deuxième période. Mais, en fin de compte, elle a été coulée par une première période plus que difficile et deux buts inscrits avec un joueur au cachot, dans la deuxième moitié de la troisième période.

Résultat, le Tricolore s’est incliné 5 à 4 en prolongation.

D’ailleurs, avec un peu de chance, le Kraken serait retraité au vestiaire avec une avance de 4 à 0 après les vingt premières minutes. Trois poteaux ont sauvé les fesses de Jakub Dobes qui, jeudi matin, s’est probablement réveillé avec des acouphènes.

Oui, la formation montréalaise a laissé filer une avance de 4 à 2. Toutefois, on peut grandement douter de la validité de son quatrième but, le deuxième de la soirée de Juraj Slafkovsky.

Placé devant Joey Daccord, l’attaquant a fait dévier un tir de Jayden Struble avec un bâton tellement haut qu’il a failli décrocher les luminaires au plafond du Climate Pledge Arena.

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«J’étais persuadé à 100% que le but n’était pas bon. C’est la fois où j’ai eu le bâton le plus élevé de toute ma vie », a admis le Slovaque, après le match.

Déjà 100 points

Ça semblait tellement flagrant que Slafkovsky lui-même n’a pas levé les bras, persuadé que l’arbitre placé près du filet du Kraken invaliderait le but sur le champ.

«Je dois avoir de meilleures réactions parce que, justement, on ne sait jamais, a-t-il déclaré. Mais j’étais tellement certain qu’il n’y avait pas de but. »

Ce 19e match de plus d’un point depuis le début de sa carrière lui a permis de devancer Henri Richard au deuxième rang des joueurs de moins de 21 ans avec le plus grand nombre de matchs d’au moins deux points chez le Canadien.

Évidemment, dans les circonstances, ça lui est passé 10 pieds par-dessus la tête comme le fait de compter déjà 100 points à sa fiche.

« Je préférerais en avoir seulement 50, mais qu’on ait une place en séries éliminatoires. »

Bon. On a beau dire que le Canadien méritait de ne sortir de cette rencontre avec aucun point en banque, il s’est tout de même rapproché à un seul de la huitième place, toujours détenu par les Blue Jackets.

Ça fait toujours bien ça de gagner.

Laine fait sentir sa présence

Par ailleurs, Slafkovsky n’est pas le seul à avoir noirci la feuille de pointage à deux occasions. Patrik Laine, de retour après avoir raté deux matchs en raison de la grippe, a marqué un but et ajouté une mention d’assistance.

Vous aurez deviné qu’il a fait bouger les cordages en supériorité numérique. Quant au but qu’il a préparé pour Alex Newhook, il a été marqué alors que le Kraken et le Canadien évoluaient à quatre contre quatre.

Ça n’a pas empêché le Finlandais d’être le joueur le moins utilisé par St-Louis à forces égales (8 mins 08s). Même Michael Pezzetta (9 mins 25s) a vu plus d’action que lui dans ces circonstances.

Ça revient à dire ce que j’écrivais plus tôt cette semaine. Même grippé, qu’il s’habille quand même ! Quitte à ce qu’il saute sur la glace seulement dans des situations de jeux précises.

D’ailleurs, lors de sa rencontre avec les médias, dans le vestiaire des visiteurs, on a pu constater qu’il avait encore quelques relents de cette grippe qui l’afflige. Il avait encore ce p’tit nez qui coule.

«J’étais un peu rouillé parce que je n’ai pas patiné beaucoup dernièrement, mais en général, je me sentais bien », a-t-il indiqué.

Face au Kraken, c’est plutôt Joel Armia qui brillait par son absence. L’attaquant s’est blessé au poignet ou à la main gauche, mardi lors de la première période du match à Vancouver, en chutant étrangement.

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