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Le Canada et l’Australie font bon ménage en ski acrobatique

Photo courtoisie
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2025-01-28T17:57:45Z

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Ses deux victoires en fin de semaine à la Coupe du monde de sauts du Relais avaient une saveur spéciale pour l’Australienne Laura Peel, qui va s’établir dans la région de Québec après les Jeux olympiques de 2026 en compagnie de son conjoint, Rémi Bélanger, qui est entraîneur avec l’équipe canadienne.

«Québec est maintenant ma deuxième maison, a résumé la triple olympienne et porte-drapeau de l’Australie lors des cérémonies d’ouverture des Jeux de Pékin en 2022, où elle a terminé en cinquième place. C’est vraiment cool de gagner ici parce que je n’aurai jamais l’occasion de participer à une Coupe du monde dans mon pays. C’est rare de se produire devant tes amis. Je connais tous les parents des athlètes de l’équipe canadienne.»

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Signe des forts liens d’amitié qui se sont développés au fil des ans, Peel a eu droit, samedi, après sa victoire sous les yeux de sa mère, à une chaleureuse accolade de la directrice de la Coupe du monde Caroline Dubreuil, qui est aussi la conjointe de Nicolas Fontaine et la mère de Miha et Charlie.

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Tout a débuté sur les rampes d’eau

Même s’ils se connaissaient depuis quelques années déjà, l’histoire d’amour entre Peel et Bélanger a débuté à l’été 2018 lors d’un camp d’entraînement sur les rampes d’eau de Lac-Beauport. La double championne du monde (2015 et 2021) et Bélanger ont profité de ce camp estival pour tisser des liens beaucoup plus forts. Ils forment depuis un couple qui voyage ensemble aux quatre coins de la planète. Le couple a amorcé les démarches afin que Peel obtienne sa résidence permanente.

«Le plan est que j’habite à Stoneham à ma retraite après les Jeux, a-t-elle raconté. Rémi a un travail qu’il adore avec l’équipe canadienne et je vais me trouver quelque chose.»

Les tourtereaux ont été séparés pendant huit mois quand la pandémie a éclaté, en mars 2020. «Je suis partie trois jours avant que les frontières ferment, a raconté Peel. L’Australie avait des règles très sévères et je n’aurais pas pu rentrer chez moi si j’avais retardé mon départ.»

Bonne relation avec sa rivale canadienne

Peel entretient une très bonne relation avec les athlètes canadiens, notamment avec Marion Thénault, dont l’entraîneur fut Bélanger à ses débuts en ski acrobatique. Les deux filles se retrouvent parmi les meilleures du circuit. Leur relation ne cause pas soucis.

«Nous sommes un sport cool et assez petit, souligne celle qui a été initiée au ski par sa mère à l’âge de trois ans et qui a pratiqué la gymnastique jusqu’à l’âge de 19 ans avant d’adopter le ski acrobatique. Quand tu pratiques un sport extrême comme le nôtre, tu respectes les athlètes qui font la même chose que toi. Je suis contente quand Marion réussit un bon saut.»

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Bélanger ne voit que des avantages d’être en couple avec une athlète de son sport. «On connaît la réalité d’un athlète et d’un entraîneur de haut niveau. On se voit plus souvent que si l’un des deux n’était pas dans le même sport. On est toujours ensemble dans les camps et les compétitions. Et nos vacances sont en même temps. Après la saison l’an dernier, nous avons été skié dans les Alpes.»

Conjoint et entraîneur?

Bélanger pourrait-il entraîner sa conjointe un jour? «C’est mieux que ça soit séparé, a souligné l’Australienne, avec le sourire. Je suis très contente de mon entraîneur [Michel Roth]. Quand l’entraîneur de l’équipe australienne est parti en 2019, je me suis jointe à l’équipe suisse. Les deux pays se sont entraînés ensemble jusqu’en 2022. Je suis restée avec mon coach suisse même si l’équipe d’Australie a maintenant son propre entraîneur.»

Un français impeccable

Au moment de l’entrevue, Bélanger nous a prévenus que sa conjointe parlait français après des salutations en anglais. «Jusqu’à l’âge de 12 ans, j’étudiais le français à l’école, a expliqué celle qui participera au championnat canadien en fin de semaine au Relais. J’ai été 18 ans sans le parler avant de rencontrer Rémi. À mon premier Noël chez ses parents dans les Laurentides, je croyais que je parlais français, mais je ne comprenais rien. C’était nouveau pour moi, l’accent québécois.»

Si elle a perfectionné son français depuis qu’elle est en couple, la meneuse au classement de la Coupe du monde a aussi découvert un nouveau sport. «Rémi m’a montré à patiner. Je patine dans les sentiers en forêt à Saint-Donat, où ses parents habitent. J’ai également joué au hockey à quelques reprises avec les membres de l’équipe canadienne. Je ne suis pas vraiment bonne et j’ai beaucoup de choses à apprendre, mais j’aime ça.»

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