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Le Canada cause la surprise et remporte l’or au relais 4 x 100 m pour la deuxième fois de son histoire

AFP
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-08-09T22:50:41Z

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PARIS - Dans un scénario complètement inattendu, alors que la qualification pour la finale a été obtenue de justesse et que sa grande vedette est ennuyée par une blessure à l’aine, le Canada a surpris tout le monde en remportant vendredi soir l’or au relais 4 x 100 m pour la deuxième fois de son histoire, après le sacre de 1996 à Atlanta.

Au troisième rang au moment du dernier relais, Andre De Grasse a survolé la piste violette du Stade de France pour combler le retard et franchir le fil d’arrivée en 37 s 50, la meilleure performance du Canada cette saison. Il s’agit d’une troisième médaille consécutive pour le Canada après le bronze à Rio en 2016 et l’argent à Tokyo en 2021.

De Grasse a réussi un chrono de 8 s 89, pour devancer l’Afrique du Sud qui mettait la main sur la première médaille de son histoire au 4 x 100 m et la Grande-Bretagne qui signait un premier podium depuis 2004. Quant aux Américains, ils ont complètement loupé le dernier relais et ont été disqualifiés.

Premier coureur à s’élancer, Aaron Brown a servi un discours de motivation à De Grasse avant de fouler la piste: «Va sur la piste et sois Andre De Grasse. Il ne reste qu’une course et nourris-toi de l’énergie de la foule.»

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Malgré un échange ardu lors du premier relais, Jerome Blake a réussi un excellent chrono de 8 s 98, suivi de Brendon Rodney, avant que la magie De Grasse n’opère encore une fois. «C’est incroyable, a lancé De Grasse. Après le bronze et l’argent lors des deux Jeux précédents, c’est le glaçage sur le gâteau. C’est une belle façon de conclure les Jeux. Je ne me sentais pas très bien ce matin quand je me suis levé. Les gars m’ont réveillé.»

Avec une septième médaille en trois Jeux, De Grasse devient le Canadien le plus décoré des Jeux à égalité avec la nageuse Penny Oleksiak. «C’est certainement la médaille la plus difficile que j’ai gagnée. C’est une médaille très spéciale, celle de la résilience et de la détermination. Ce n’était pas fluide et facile. Je vais m’en souvenir toujours.»

«C’est incroyable de gagner l’or avec ces gars-là, avec qui je suis depuis le début, poursuit De Grasse. Ils ont fait tout le travail et m’ont placé en bonne position. Je n’avais qu’à amener le bâton à la maison.»

Brown n’a jamais perdu espoir. «Peu importe le corridor, nous n’avons jamais perdu confiance, a-t-il affirmé. Dans le corridor deux, neuf ou dans les estrades, on voulait simplement obtenir une opportunité. La magie a opéré. Il ne reste plus qu’à ériger une statue en l’honneur d’Andre De Grasse.»

L’entraîneur-chef de l’équipe canadienne, Glenroy Gilbert, savourait un deuxième titre olympique après celui de 1996, où il faisait équipe notamment avec Bruny Surin, l’actuel chef de mission du Canada, et Donovan Bailey.

Récolte de Tokyo égalée

La médaille d’or du relais 4 x 100 m, combinée à la deuxième position des femmes au volleyball de plage dans un duel de trois manches face au Brésil, porte le total à 24 depuis le début des Jeux, ce qui égale le record établi à Tokyo pour une olympiade sans boycottage.

Le Canada pourra ajouter à sa marque, samedi, notamment au 800 m où Marco Arop est le champion mondial en titre. La canoéiste Katie Vincent représente aussi un espoir de podium en C-1 200 m.

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