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Le Canada avait l’air dans une autre ligue... pendant 57 minutes

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-02-17T21:42:32Z

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BOSTON | Donnez du temps et de l’espace aux joueurs de la formation canadienne et ils feront ce qu’ils veulent avec la rondelle. Voilà ce que la Finlande a appris à ses dépens, lundi après-midi.

Devant une foule vendue à sa cause, le Canada l’a emporté 5 à 3, franchissant le seul obstacle qui le séparait d’une finale face aux États-Unis.

Après les huées nourries entendues au Centre Bell à l’endroit de l’hymne national américain lors de la première portion de cette Confrontation des 4 nations, on se demandait quel accueil serait réservé à celui du Canada.

On a rapidement deviné que ce serait tranquille. Il y a bien eu quelques huées éparpillées à l’intérieur du domicile des Bruins, mais puisque plus de la moitié des spectateurs était vêtu de rouge, la mince tentative de soulèvement a rapidement été enterrée.

Ça risque d’être une tout autre histoire, jeudi soir, alors que le Canada souhaitera venger sa défaite de samedi. Vaincre les Américains, en grande finale, sur leurs propres terres, ce serait une revanche plus que satisfaisante.

Une petite frousse

D’ailleurs, face à la Finlande, la troupe de Jon Cooper n’a pas fait durer le suspense bien longtemps. Dans la cinquième minute de jeu, Connor McDavid et Nathan MacKinnon ont marqué dans un intervalle de 46 secondes.

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Ce n’était pas encore réglé, mais presque. Et ceux qui faisaient des crises d’urticaire chaque fois que la Finlande s’approchait de Jordan Binnington ont pu commencer à se détendre.

En fait, il a fallu deux buts de Mikael Granlund avec un sixième attaquant, dans les deux dernières minutes de jeu, pour qu’on ait une petite frousse.

Ce qui a également rassuré les partisans du Canada, ce fut de voir Cale Makar à son poste, à la droite de Devon Toews. Le défenseur de l’Avalanche a grandement manqué aux représentants de l’unifolié, samedi soir, contre les États-Unis.

À l’image de la confrontation face à la Suède, Makar a été le joueur le plus utilisé dans le camp canadien. Avec lui dans la formation, le Canada présentera un tout autre visage lors du match ultime.

Une clinique de hockey

Bref, le Canada a offert une solide clinique de hockey à ses adversaires. McDavid, qu’on trouve déjà rapide et spectaculaire lorsqu’il évolue pour les Oilers, semblait avoir atteint un niveau de jeu supplémentaire.

Que ce soit sur le but qu’il a lui-même marqué ou sur celui qu’il a préparé pour Brayden Point, il a fait une démonstration de sa vitesse, de sa force d’accélération, de son agilité avec la rondelle et de sa vision du jeu. Nicholas Matinpalo devait se sentir bien loin de Belleville.

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Même en termes de possession de rondelle et de jeu collectif, le Canada avait l’air dans une autre ligue pendant 57 minutes. À plusieurs occasions, les Rouges sont demeurés profondément en zone ennemie plusieurs dizaines de secondes en raison de plusieurs séquences de cycles offensifs exécutés pratiquement à la perfection.

Incapable de suivre le rythme, les Finlandais ont préféré se replier près de leur gardien (d’abord Kevin Lankinen, puis Juuse Saros), plutôt que de risquer de se compromettre.

Avec pour résultat, tel que mentionné plus haut, que les joueurs canadiens ont pu faire ce qu’ils voulaient avec la rondelle.

Un Laine errant

On pensait que le match de deux points que Patrik Laine a connu face à la Suède allait le relancer. On s’est mis le doigt dans l’œil. L’attaquant du Canadien a fini par récolter une passe, sur le premier but de Granlund, mais il a été l’un des joueurs les plus effacés de sa formation.

Il a été à l’origine du revirement qui, quelques secondes plus tard, allait mener au deuxième but du Canada. Sur le troisième, il a abandonné en plein milieu de son repli défensif. S’il avait donné quelques coups de patin supplémentaires, il aurait empêché Point de marquer.

En deuxième période, il n’a touché la glace que pendant un peu plus de deux minutes et demie à forces égales.

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