Si près de l’or et si loin à la fois: le Canada a ajouté trois médailles à son compteur olympique

Jonathan Bernier
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Le Canada s’est réveillé avec l’espoir de vivre une journée historique. Des finales aux épreuves de patinage de vitesse sur courte piste, de ski acrobatique et de snowboard permettaient aux représentants de l’unifolié de rêver à une récolte de cinq médailles en une seule et même journée pour la première fois en plus d’un siècle de Jeux olympiques.
Ce n’est pas ce qui s’est produit, mais il n’y a pas de quoi rougir. Le Canada a ajouté à son classement la médaille de bronze de Courtney Sarault à l’épreuve du 500 mètres sur courte piste et les médailles d’argent de Mikaël Kingsbury, en bosses, et d’Éliot Grondin, en snowboard cross.
Quant à William Dandjinou, après un excellent début de course à la finale du 1000 mètres sur courte piste, il a terminé au pied du podium.

Le pire dans tout ça, c’est qu’avec un peu de chance et quelques centièmes de secondes en poche, Dandjinou, Kingsbury et Grondin se seraient couverts d’or. Le pays peut donc être fier de ses athlètes.
Vaincu au bris d’égalité
À la finale des bosses, avec une note de 83,71, Kingsbury a récolté le même pointage que l’Australien Cooper Woods. Toutefois, ce dernier a été invité à monter sur la plus haute marche du podium grâce au bris d’égalité.
Le roi des bosses a tout de même amélioré son record en devenant le premier skieur à bosse masculin à remporter quatre médailles olympiques. Il avait gagné l’or à Pyeongchang (2018) de même que l’argent à Sotchi (2014) et à Pékin (2022). Il pourra également se retirer avec un palmarès de neuf titres de champion du monde et 100 victoires en coupe du monde.
Mais avant, il sera de retour sur les pentes, le 15 février, pour l’épreuve des bosses parallèles, qui fait son entrée aux Jeux olympiques cette année.
Pris dans un embouteillage
Avec cinq patineurs en lice aux épreuves du 500 mètres féminin et du 1000 mètres masculin en patinage sur courte piste, la confiance était de mise. Sarault a livré une performance étincelante. Toutefois, avec la Néerlandaise Xandra Velzeboer, qui allait obtenir son troisième record olympique de la soirée, et la légende italienne Arianna Fontana, qui allait rafler la 13e médaille olympique de sa carrière, il aurait fallu un miracle pour l’emporter.
Même le bronze a failli lui échapper, puisqu’elle a terminé seulement six centièmes de seconde devant Selma Poutsma, l’autre Néerlandaise qualifiée pour cette finale. D’ailleurs, le niveau relevé de cette course ultime explique pourquoi Kim Boutin, qui participait à sa troisième finale olympique sur cette distance, a pris le cinquième rang.
Chez les hommes, Félix Roussel a été victime d’une chute à mi-chemin de la demi-finale du 1000 mètres, faisant de Dandjinou le seul représentant canadien de la finale. Le Sherbrookois, qui a mené une bonne partie de cette finale devant le Néerlandais Jens van’T Wout, a été pris dans un embouteillage à cinq lors du dernier virage. Embouteillage duquel le vice-champion du monde sur la distance est sorti le perdant, même s’il n’a terminé qu’à un seul dixième de seconde du vainqueur.
Encore par un nez de planche
En snowboard cross, Éliot Grondin a également vu la médaille d’or lui glisser au bout des doigts. Dans une finale serrée d’un bout à l’autre, le double détenteur du Globe de cristal de la discipline et champion mondial en titre a franchi le fil d’arrivée à seulement trois centièmes de seconde de l’Autrichien Alessandro Haemmerle.
Pour la deuxième fois en trois participations aux Olympiques, l’athlète de 24 ans a dû se contenter d’une médaille d’argent, après celle gagnée, il y a quatre ans, à Pékin. Haemmerle l’avait cette fois devancé par... deux centièmes de seconde.
Il aura l’occasion de s’élancer une dernière fois, dimanche, lors de l’épreuve de snowboard cross par équipes mixtes en compagnie d’Audrey McManiman.
Pendant ce temps, les amateurs de hockey ont été bien servis. Nick Suzuki a activement participé à la victoire du Canada face à la Tchéquie en marquant le cinquième but de ce gain de 5 à 0. Et la formation féminine a blanchi la Finlande au compte de 5 à 0. Par contre, sans Marie-Philip Poulin.