Le Canada a une autre «date» avec Messi


Dave Lévesque
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Quand le Canada a affronté l’Argentine en lever de rideau de la Copa América, on était loin de se douter qu’il y aurait un second rendez-vous.
On n’est pas en train de comparer l’unifolié à quelqu’un qui fait glisser à droite sur Tinder en ayant la surprise d’avoir un match et un rendez-vous avec quelqu’un en dehors de sa ligue.
On n’oserait jamais faire ça. On le compare plutôt à quelqu’un qui a eu ce fameux rendez-vous et qui, malgré une soirée qui s’est bien déroulée, pensait peut-être qu’il n’y aurait pas de suite.
Mais voilà, le Canada aura une autre date avec l’Argentine et Lionel Messi dans ce qui sera le match de soccer le plus important de l’histoire du pays.
Pour rappel, le Canada s’est incliné 2 à 0 contre l’Argentine à son premier match dans cette compétition très relevée, le 20 juin dernier. Les Canadiens ont ensuite battu le Pérou 1 à 0 et fait match nul avec le Chili lors du dernier match de la phase de groupes. Il a ensuite battu le Venezuela, vendredi, lors d’un match qui s’est rendu à la séance de tirs au but.
Belle surprise
Le Canada a une belle équipe qui regorge de jeunes talents, mais peu d’observateurs lui donnaient des chances de sortir de la phase de groupes et encore moins de chances de remporter un match à élimination directe.
La preuve en est que même si le Canada (48e) avait un meilleur classement que le Venezuela (54e), pratiquement tous les sites de paris mettaient nos représentants dans le rôle du négligé.
Et pourtant, cette équipe a pris le contrôle de ce quart de finale et a même pris les devants dans le match grâce à une superbe exécution qui a mené au but de Jacob Shaffelburg.
Dans les buts, Maxime Crépeau est particulièrement solide depuis le début du tournoi. Il donne confiance à une bonne brigade défensive. La beauté de la chose, c’est que le Canada n’a plus besoin qu’Alphonso Davies joue constamment les héros pour espérer l’emporter.
Style précis
Même si Jesse Marsch n’est en poste que depuis quelques semaines, cette équipe a déjà embrassé son style de jeu et en récolte les dividendes.
Marsch a toujours aimé que ses équipes jouent de façon très énergique avec une pression soutenue sur l’adversaire lorsque celui-ci a la possession du ballon.
Les joueurs canadiens ont rapidement su trouver leurs aises dans ce style de jeu précis et les progrès sont étonnants de match en match.
Car il faut rappeler que c’est la première fois de son histoire que le Canada atteint la phase à élimination directe d’une compétition majeure.
Gros contrat
Ça nous amène à ce match de demi-finale contre l’Argentine de Lionel Messi au MetLife Stadium, mardi soir.
C’est un énorme contrat, puisque l’Argentine est championne en titre de la Copa et de la Coupe du monde en plus d’être première au classement de la FIFA, mais rien n’est impossible dans la vie. À preuve, l’Arabie saoudite a battu l’Argentine à la Coupe du monde, en 2022. Bon, c’était un match de phase de groupes, mais quand même, ça prouve que tout est possible.
Mais, soyons réalistes, c’est une grosse machine offensive que le Canada affronte. L’Argentine a marqué six buts en quatre matchs, dont quatre sont venus de la botte de Lautaro Martinez, alors que Messi n’en a pas encore. Le Canada n’a marqué que deux fois.
Et sur le plan défensif, c’est assez serré. L’Argentine a accordé un seul but et le Canada en a concédé trois. C’est beaucoup là que ça va se passer pour les Canadiens. S’ils parvenaient à neutraliser l’attaque adverse, ils pourraient réaliser l’improbable.