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«Le bruit extérieur m’importe peu» - D.J. Smith

Photo Martin Chevalier

Agence QMI

2023-11-06T20:29:06Z

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Les Sénateurs d’Ottawa connaissent un début de saison en deçà des attentes et déjà, les partisans de l’équipe réclament la tête de D.J. Smith. L’entraîneur-chef reste calme et réaliste malgré la tempête. 

Une certaine forme de chaos s’est installée au sein de l’organisation depuis que le directeur général Pierre Dorion est parti. En plus de leurs problèmes dans les bureaux, les «Sens», derniers au classement de la section Atlantique, ne font pas aussi bien que prévu sur la patinoire.

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Comme c’est souvent le cas, l’entraîneur est souvent le premier montré du doigt. Smith n’a pas besoin des critiques externes, puisqu’il s’en met déjà sur les épaules.

«Nous nous mettons nous-mêmes de la pression pour performer. C’est une des réalités du sport professionnel», a confié l’homme de 46 ans en conférence de presse, lundi.

«Je suis mon plus grand critique, a-t-il ajouté. Je veux que l’équipe que j’entraîne joue d’une certaine façon, qu’elle le fasse bien, qu’elle le fasse avec énergie et qu’elle le fasse ensemble. Quand nous ne gagnons pas, [...] je retourne à la maison et je suis torturé. Le bruit extérieur m’importe peu.»

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Pas le temps d’écouter

Avec tout le négativisme entourant l’organisation, Smith s’en fait avant tout pour ses deux enfants, qui n’ont pas encore appris à se boucher les oreilles vis-à-vis des critiques. Sur les réseaux sociaux ou simplement pendant les matchs, les amateurs n’ont pas été tendres envers le père de famille.

«J’ai joué, je suis autour du sport depuis longtemps. Je peux comprendre la frustration des gens, a indiqué l’Ontarien. Ils ont le droit d’être passionnés. Mon travail ne peut être affecté par le bruit à l’extérieur. Peu importe où vous entraînerez, ce sera toujours là. Ce l’est encore davantage en raison des réseaux sociaux et c’est pour ça que je m’en tiens loin.»

Au contraire du tumulte qui sévit, Smith tient à être une présence rassurante pour ses joueurs. Se sentant très privilégié de détenir cet emploi, il veut avant tout tirer le meilleur des patineurs desquels il a contribué à développer le talent depuis plus de quatre ans.

«Quand vous gagnez, ça semble facile. Quand vous perdez, vous voulez seulement que le résultat final soit une victoire. Il y a beaucoup de choses qui se passent entre l’entraînement matinal et la fin de la soirée qui contribuent à gagner un match de hockey. Nous devons cocher toutes les cases pour y parvenir. Les meilleures équipes le font chaque jour et tombent en amour avec les détails», a expliqué celui dont la carrière d’entraîneur a débuté en 2005.

Un meneur d’hommes

Le jeune capitaine des Sénateurs, Brady Tkachuk, s’est porté à la défense de Smith en fin de semaine, après que les huées et les chants «Fire D.J.» eurent été entendus au Centre Canadian Tire. L’entraîneur est fier de voir que son protégé ne se laissera pas marcher sur les pieds.

Lui aussi devra apprendre à choisir ses combats, mais le pilote croit que l’attaquant de 24 ans est déjà un grand leader.

«Si un jeune se faisait intimider à l’école, je suppose que Brady, à 10 ans, aiderait ce jeune. C’est sa façon d’être. Il continuera d’être ce leader et grandira. Son jeu a vraiment évolué, mais il continuera d’être un leader qui rendra fière cette ville», a mentionné Smith.

Les Sénateurs visiteront leurs voisins ontariens, les Maple Leafs de Toronto, mercredi.

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